Fabien Barthez a annoncé sa retraite en tant que joueur professionnel, mettant fin à une carrière exceptionnelle au cours de laquelle l’ancien gardien de but des Bleus a tout gagné.
« Le divin chauve », sur le front duquel Laurent Blanc appliquait un baiser rituel avant le début de chaque match, a décidé de tirer sa révérence en raison de « problèmes familiaux. »
Âgé de 35 ans et sélectionné 87 fois en équipe de France, Barthez se trouvait sans club depuis son départ de l’Olympique de Marseille à la fin de la saison passée.
Il avait décidé de se rapprocher de sa mère gravement malade et de revenir dans la région de Toulouse où il avait grandi.
Joueur énigmatique, parlant le plus souvent par monosyllabes, mais souvent transcendé par l’enjeu des matches, Barthez s’est imposé comme l’un des plus grands gardiens de l’histoire du football français.
Il n’a pas encore 23 ans quand il remporte avec Marseille la Coupe d’Europe des clubs champions en 1993 face au Milan AC, premier titre d’une longue série.
Joueur extrêmement moderne par son style et ses longues relances à la main, souvent décisif dans ses interventions sur la ligne, Barthez obtient sa première sélection en équipe de France en mai 1994 face à l’Australie.
Le sélectionneur d’alors, Aimé Jacquet, mettra plus de quatre ans à se convaincre qu’il doit le préférer au vieillissant Bernard Lama.
L’avant-dernier représentant de 1996
La décision de faire de Barthez le numéro un des Bleus sera prise lors d’un stage à Casablanca, quelques semaines avant le début de la Coupe du monde 1998. Jacquet n’eut pas à le regretter.
Le Marseillais, passé à Monaco en 1995, se montre impérial tout au long du tournoi, n’encaissant que deux buts en sept rencontres et sortant un arrêt spectaculaire devant le Brésilien Ronaldo en finale.
Avec le club de la principauté, il est sacré champion de France en 1997 et en 2000.
Inamovible à son poste, bien que montrant parfois un certain manque de motivation pour les matches amicaux, Barthez participe à l’aventure de l’Euro 2000 où ses qualités font encore merveille, notamment lors de la finale face à l’Italie.
Transféré à Manchester United, il connaîtra d’abord la gloire avec le surnom de « Fabulous Fab », mais finira par irriter Alex Ferguson pour des bévues indignes de son talent.
Il rafle quand même le titre de champion d’Angleterre en 2001 et 2003.
Excédé, sir Alex choisit en 2003 de se passer de ses services pendant de longues semaines et Barthez réussit à retrouver le club de ses premiers exploits, l’OM, en janvier 2004.
Membre influent de l’équipe de France, bien que peu bavard, Barthez est un proche du maître à jouer de la maison bleue, Zinedine Zidane.
Dans les vestiaires, Zizou exige que Barthez soit assis à ses côtés et dans les moments d’incertitude, le numéro 10 soutient son ami.
L’ancien meneur de jeu avait plaidé auprès de Raymond Domenech la cause de Barthez pour que ce dernier soit désigné titulaire pour le Mondial 2006 en Allemagne.
Sa rivalité avec Grégory Coupet avait alors tourné à l’aigre lors du stage de préparation à Tignes, le Lyonnais quittant l’hôtel des Bleus avec femme et bagages avant de se raviser et de revenir sur sa décision.
Zidane, parti pour de bon, Barthez n’avait certainement plus guère de raison ou n’avait plus la motivation suffisante pour rester, même s’il se déclarait récemment prêt à prolonger encore un peu l’aventure.
Avec cette retraite, c’est l’avant-dernier représentant de la génération qui émergea lors de l’Euro 96 qui tire sa révérence.
Le dernier n’est autre que Lilian Thuram.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Fabien Barthez a annoncé sa retraite en tant que joueur professionnel, mettant fin à une carrière exceptionnelle au cours de laquelle l’ancien gardien de but des Bleus a tout gagné.
« Le divin chauve », sur le front duquel Laurent Blanc appliquait un baiser rituel avant le début de chaque match, a décidé de tirer sa révérence en raison de « problèmes familiaux. »
Âgé de 35 ans et sélectionné 87 fois en équipe de France, Barthez se trouvait sans club depuis son départ de l’Olympique de Marseille à la fin de la saison passée.
Il avait décidé de se rapprocher de sa mère gravement malade et de revenir dans la région de Toulouse où il avait grandi.
Joueur énigmatique, parlant le plus souvent par monosyllabes, mais souvent transcendé par l’enjeu des matches, Barthez s’est imposé comme l’un des plus...