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FRANCE Patrimoine parisien à l’encan : hôtel XVIIIe à vendre près des Invalides...

Hôtel XVIIIe, 3 000 m2, à vendre, à deux pas des Invalides, au cœur du quartier des ministères à Paris, sis dans un magnifique parc boisé de 2 400 m2 avec grotte et pièce d’eau. Le propriétaire est le gouvernement français qui met ainsi aux enchères à Paris trois hôtels particuliers, suscitant l’inquiétude d’associations qui luttent pour la préservation du patrimoine. Outre l’hôtel Kinski, inscrit à l’inventaire des monuments historiques, dont la cour pavée peut accueillir une vingtaine de voitures, deux autres fleurons du patrimoine de la capitale sont mis à l’encan : les hôtels de Vigny et Croisilles, dans le quartier historique du Marais, près du musée Picasso et de la place des Vosges. « Le gouvernement a fait de la gestion immobilière une priorité de la modernisation de l’État », expliquait en avril le ministre délégué au budget, Jean-François Copé. L’objectif fixé pour 2006 est de récupérer 480 millions d’euros à travers les ventes de biens de l’État, dont la valeur totale était estimée au 1er janvier à 38 milliards d’euros. L’an dernier, le montant des ventes avait atteint 630 millions d’euros, dont un immeuble appartenant aux Douanes, cédé pour 165 millions d’euros, et l’ancien siège de la prestigieuse École nationale d’administration (ENA), vendu 46,5 millions d’euros, tous deux situés dans le sélect VIIe arrondissement de Paris. Pour « assurer une gestion performante » de ces ventes, deux organismes ont été mis en place cette année, France Domaine, en février, et un conseil de l’immobilier en juin. Les amateurs de vieilles pierres peuvent consulter sur Internet (www.minefi.gouv.fr/cessions) les joyaux que l’État se propose de céder au plus offrant à Paris ou en province. En 2006, l’État avait aussi cédé, entre autres, une abbaye à Laon, dans le Nord, ou un château en Dordogne (Sud-Ouest) flanqué de trois tours, d’une chapelle, d’un tombeau désaffecté et d’un terrain de golf. Évidemment, l’acquisition de ces biens de prestige à plusieurs millions d’euros n’est pas à la portée de toutes les bourses : ceux qui veulent répondre à l’appel d’offres pour les hôtels de Vigny et Croisilles doivent ainsi verser une caution bancaire de 1,5 million d’euros au plus tard le 8 novembre. Ces deux hôtels mitoyens hébergent la Fondation du patrimoine, la donation du photographe Jacques-Henri Lartigue, et la médiathèque du Patrimoine, qui abritent d’importantes archives et accueillent les chercheurs. Deux associations – Avenir et Patrimoine et l’Association pour la sauvegarde et la mise en valeur du Paris historique – ont dénoncé l’opération qui, selon elles, « met en péril » les collections. Certains personnels du ministère de la Culture ont aussi critiqué un projet « mal réfléchi » et qui « va entraîner des surcoûts ». Quant à l’hôtel Kinski, il héberge actuellement la direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles du ministère de la Culture. En attendant le déménagement de ces services, il sera vendu occupé jusqu’au 30 juin 2008, l’État payant d’ici là un loyer au futur acquéreur.
Hôtel XVIIIe, 3 000 m2, à vendre, à deux pas des Invalides, au cœur du quartier des ministères à Paris, sis dans un magnifique parc boisé de 2 400 m2 avec grotte et pièce d’eau.
Le propriétaire est le gouvernement français qui met ainsi aux enchères à Paris trois hôtels particuliers, suscitant l’inquiétude d’associations qui luttent pour la préservation du patrimoine.
Outre l’hôtel Kinski, inscrit à l’inventaire des monuments historiques, dont la cour pavée peut accueillir une vingtaine de voitures, deux autres fleurons du patrimoine de la capitale sont mis à l’encan : les hôtels de Vigny et Croisilles, dans le quartier historique du Marais, près du musée Picasso et de la place des Vosges.
« Le gouvernement a fait de la gestion immobilière une priorité de la modernisation de l’État »,...