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Evénement Coup d’envoi, hier, de la VII édition du Beirut International Film Festival

Inauguration, hier soir, du VIIe Festival international du film de Beyrouth au palais de l’Unesco avec la projection de Volver de Pedro Almodovar. Dix-huit longs-métrages seront projetés au cinéma Empire Sofil et Planète Concorde au cours d’un festival qui se prolongera jusqu’au mercredi 11 octobre. Le programme de ce jeudi 5 octobre pour les salles de l’Empire Sofil: – À 17h00, Son of Man, de Mark Dornford-May (2005) : le cinéaste présente une approche singulière de la religion et notamment de la vie du Christ, puisqu’elle est traitée comme une fable africaine. – À 17h00, De Battre mon cœur s’est arrêté, de Jacques Audiard (2004) : ce remake de Fingers, de James Toback, a remporté huit Césars, dont celui du meilleur film français et celui du meilleur réalisateur. Romain Duris, magistrale dans le rôle d’un agent immobilier véreux qui redécouvre la musique et notamment le piano, fait honneur à une œuvre nerveuse, réaliste, intense et profondément sensuelle. – À 19h30 et à 22h00, Beyrouth ma Betmout, de Katia Jarjoura (2006) : le court-métrage suit un groupe de jeunes rappeurs libanais qui improvisent au cœur des ruines de la banlieue sud de Beyrouth, pilonnée par l’aviation israélienne. Des images tournées pendant et après la guerre de l’été 2006. – À 19h30, Factotum, de Brent Hamer (2005) : après son excellente prestation dans le primé Crush, l’acteur Matt Dillon réitère ici en offrant une composition en or. Il incarne Hank Chinasli, un jeune homme qui travaille comme manœuvre dans des usines pour s’offrir le luxe d’une vie qui consiste à boire, séduire les femmes et surtout écrire des histoires que personne ne veut publier. Adapté du roman de Bukowski (publié en 1975), Factotum vaut surtout pour la psychologie du personnage principal, magnifique « loser » poétique. – À 19h30, Offside, de Jafar Panahi (2006) : le cinéaste iranien explore une fois de plus la condition sociale et politique de son pays. L’histoire met en scène les mésaventures de six Iraniennes qui n’ont pas d’autre choix que de se déguiser en hommes afin d’assister à un match de foot comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2006. Ce film a reçu l’Ours d’argent lors du dernier Festival de Berlin. – À 22h00, Terminator, la dernière bataille, de Katia Jarjoura (2006) : la caméra de Katia Jarjoura filme le combat, au quotidien, d’un militant libanais appelé Terminator pendant l’intifada de l’indépendance à Beyrouth, au printemps 2005. C’est à travers ce personnage aussi singulier qu’attachant que la cinéaste nous donne une réflexion extrêmement interpellante sur le Liban. Un Liban contradictoire qui cherche désespérément la paix mais ne parvient pas à sortir de la guerre, un Liban qui reste intrinsèquement lié à son passé et, surtout, un Liban divisé, malgré les apparences. La cinéaste donne ici la chance au peuple de s’exprimer. Exit la bonne parole intellectuelle. Le documentaire met en valeur la parole populaire, « l’intelligence de la rue ». Ce documentaire, à voir d’un point de vue sociologique, dresse un constat certes sombre mais néanmoins réaliste d’un pays qui ne cesse de répéter continuellement son histoire. – À 22h00, The Queen, de Stephen Frears (2006) : le cinéaste dresse un portrait intime d’Élisabeth II et de la famille royale au lendemain de la mort de Diana. Le film s’est vu doublement récompensé par le prix de la meilleure actrice pour Helen Mirren et le prix du scénario pour Peter Morgan lors de la 63e Mostra de Venise, en 2006.

Inauguration, hier soir, du VIIe Festival international du film de Beyrouth au palais de l’Unesco avec la projection de Volver de Pedro Almodovar.
Dix-huit longs-métrages seront projetés au cinéma Empire Sofil et Planète Concorde au cours d’un festival qui se prolongera jusqu’au mercredi 11 octobre.

Le programme de ce jeudi 5 octobre
pour les salles de l’Empire Sofil:
– À 17h00, Son of Man, de Mark Dornford-May (2005) : le cinéaste présente une approche singulière de la religion et notamment de la vie du Christ, puisqu’elle est traitée comme une fable africaine.
– À 17h00, De Battre mon cœur s’est arrêté, de Jacques Audiard (2004) : ce remake de Fingers, de James Toback, a remporté huit Césars, dont celui du meilleur film français et celui du meilleur réalisateur. Romain Duris, magistrale dans...