BANQUE
La finance islamique séduit les Japonais et fait son entrée en Suisse
le 05 octobre 2006 à 00h00
La banque japonaise Mitsubishi UFJ, la plus grosse du monde en termes d’actifs, a annoncé hier qu’elle allait s’allier avec la première banque de Malaisie CIMB pour proposer des obligations sans taux d’intérêt respectant à la lettre les préceptes du Coran. Ces obligations seront lancées en coopération avec la CIMB (Commerce International Merchant Bankers) à l’intention des sociétés japonaises implantées en Malaisie, a indiqué Mitsubishi-UFJ.
Les obligations « coraniques », ou « sukuks », ne rapportent aucun intérêt proprement dit, conformément à la deuxième sourate du Coran qui interdit l’usure. Le souscripteur perçoit un revenu tiré du bien dans lequel son argent a été investi (puits de pétrole, mines, loyers immobiliers, etc) et récupère sa mise à l’échéance de l’obligation, généralement cinq ans, sans majoration. Les placements ne doivent ni être liés à des activités prohibées par l’islam (jeux d’argent, production d’alcool ou de viande de porc) ni avoir une dimension spéculative. Le montage financier doit en outre être avalisé par des spécialistes de la charia, la loi coranique.
La Banque japonaise de coopération internationale (JBIC), un organisme d’État, avait elle aussi annoncé en août qu’elle projetait de lancer des « sukuks » en coopération avec la Malaisie. Dopées par la volonté des riches États pétroliers du Golfe de rendre leurs marchés des capitaux plus liquides, les obligations coraniques connaissent depuis quelques années un essor rapide.
La banque japonaise Mitsubishi UFJ, la plus grosse du monde en termes d’actifs, a annoncé hier qu’elle allait s’allier avec la première banque de Malaisie CIMB pour proposer des obligations sans taux d’intérêt respectant à la lettre les préceptes du Coran. Ces obligations seront lancées en coopération avec la CIMB (Commerce International Merchant Bankers) à l’intention des sociétés japonaises implantées en Malaisie, a indiqué Mitsubishi-UFJ.
Les obligations « coraniques », ou « sukuks », ne rapportent aucun intérêt proprement dit, conformément à la deuxième sourate du Coran qui interdit l’usure. Le souscripteur perçoit un revenu tiré du bien dans lequel son argent a été investi (puits de pétrole, mines, loyers immobiliers, etc) et récupère sa mise à l’échéance de l’obligation,...
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