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Actualités - Chronologie

Affaire Fatfat-Jezzini : après la pluie (de communiqués), le beau temps

On peut enfin dire que l’affaire Fatfat-Jezzini est réglée. Du moins, c’était le cas hier soir, après une longue journée en dents de scie, marquée par des réactions et contre-réactions, pour finir sur une note positive annoncée par le ministre de l’Intérieur par intérim, Ahmad Fatfat. La journée avait commencé par une visite effectuée par le directeur général de la Sûreté générale, Wafic Jezzini – comme convenu mardi soir lors de la réunion de réconciliation entre le chef du gouvernement, Fouad Siniora, et le président du Parlement, Nabih Berry – au ministre Fatfat. Sitôt après la rencontre – qui devait avoir lieu « loin des médias » et « sans déclarations » – entre les deux responsables sécuritaires, M. Fatfat a publié un communiqué dans lequel il affirme que M. Jezzini « s’est excusé auprès de lui pour le malentendu qui a eu lieu ». Le ministre affirme en outre que le général Jezzini « s’est engagé de manière permanente à appliquer à la lettre toute décision qui a paru ou à paraître émanant du ministère de l’Intérieur ». En contrepartie, M. Fatfat s’engage à « suspendre les effets de la décision 2531 prévoyant des mesures disciplinaires contre le général Jezzini ». Immédiatement après sa publication, le communiqué a suscité un contre-communiqué publié par Aïn el-Tiné, dans lequel les sources de Nabih Berry précisent que les « informations publiées par M. Fatfat sont infondées, notamment pour ce qui est des excuses présumées présentées par le général Jezzini ou de son engagement à respecter des décisions illégales ou irrégulières ». «Bien au contraire, souligne le texte, la rencontre était positive. » Les sources ont en outre exprimé leur « étonnement de ces tentatives de bravoure illusoire qui sont complètement infondées », allusion au texte publié par le ministère de l’Intérieur. Retour donc à la case départ, la tension s’étant de nouveau exacerbée en début d’après-midi entre les deux camps. Cette situation nécessitera l’intervention, à partir de Strasbourg, du chef du gouvernement qui a rappelé les protagonistes à l’ordre. Selon des sources informées, M. Fatfat aurait été contraint à ce moment-là de mettre de l’eau dans son vin et de faire une seconde déclaration, dans laquelle il a indiqué qu’il n’existe « aucun problème avec le président de la Chambre ». Le ministre a en outre affirmé que « l’affaire est désormais dernière nous », insistant sur « le climat positif » qui règne désormais entre les deux parties. M. Fatfat n’a pas manqué de souligner au passage son « engagement à respecter les lois », soulignant qu’il s’abstient toutefois de « répondre aux attaques dirigées contre moi ».

On peut enfin dire que l’affaire Fatfat-Jezzini est réglée. Du moins, c’était le cas hier soir, après une longue journée en dents de scie, marquée par des réactions et contre-réactions, pour finir sur une note positive annoncée par le ministre de l’Intérieur par intérim, Ahmad Fatfat.
La journée avait commencé par une visite effectuée par le directeur général de la Sûreté générale, Wafic Jezzini – comme convenu mardi soir lors de la réunion de réconciliation entre le chef du gouvernement, Fouad Siniora, et le président du Parlement, Nabih Berry – au ministre Fatfat. Sitôt après la rencontre – qui devait avoir lieu « loin des médias » et « sans déclarations » – entre les deux responsables sécuritaires, M. Fatfat a publié un communiqué dans lequel il affirme que M. Jezzini « s’est...