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Actualités

Marché de l’immobilier Pour une baisse des loyers au centre-ville

Alors que le marché commence peu à peu à sortir de sa léthargie, le centre-ville de Beyrouth est loin d’avoir retrouvé son dynamisme et une animation normale. Pratiquement désertée durant le mois du conflit, cette région n’a pas été épargnée dans ce contexte d’insécurité. Par exemple, les fonctions commerciales ont été très pénalisées. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 13 fermetures ont été constatées au cours des derniers jours et une quinzaine de boutiques qui ont temporairement fermé n’ont pas encore rouvert. Les commerçants ont préféré recentrer leur activité vers leurs autres branches. Cette hécatombe au centre-ville n’est pas récente et le phénomène n’est pas prêt à s’inverser. La situation actuelle résulte de plusieurs facteurs : – depuis février 2005 et l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, le centre-ville a été à plusieurs reprises paralysé par des manifestations populaires, des cérémonies funéraires et les réunions du dialogue national. Ces événements n’ont pas favorisé le secteur commercial. Au cours des 19 derniers mois, il y a eu plus de fermetures d’enseignes que d’ouvertures. Le comble est que 20 % de ceux qui ont ouvert au cours de cette période ont déjà mis la clé sous la porte ; – le centre-ville est plus une attraction touristique élitiste pour les ressortissants du Golfe qu’un espace public et commercial capable d’attirer les Libanais de toutes les classes sociales. Ainsi, cet espace est totalement dépendant de la saison touristique. Si les touristes boudent notre pays, c’est toute l’économie du centre-ville qui en pâtit ; – il est indéniable que le cœur commercial de Beyrouth ne séduit pas autant que les centres commerciaux de l’ABC Achrafieh et Citymall, ou les rues marchandes traditionnelles comme Hamra, Verdun, Mar Élias, Furn el-Chebbak, Zalka et Kaslik. Il est devenu plus rentable pour un commerçant de s’implanter dans une région bien fréquentée, populaire et déjà bien établie dans le paysage commercial beyrouthin que de s’aventurer pour le prestige au centre-ville avec un résultat incertain. À court terme, il est urgent de réévaluer à sa juste valeur les loyers des boutiques du centre-ville. La majorité des prix demandés par les propriétaires sont illogiques et ne reposent sur aucun critère rationnel. S’il est normal de payer cher un espace qui va engendrer des profits, il est totalement incorrect d’exiger des loyers élevés pour des emplacements non rentables. La meilleure solution serait une baisse significative de 10 à 20 %, voire plus dans certaines régions telles que les rues Uruguay, Azmi, Argentine, Rami, souk el-Bazerkane et Parlement. La situation y est pathétique. Ces axes collectionnent les fermetures et n’arrivent pas à attirer de nouveaux locataires. Pourtant le choix ne manque pas, puisque nous y avons des dizaines d’emplacements disponibles. Dans l’immédiat, la société Solidere va accorder deux mois gratuits à ses locataires qui occupent les rez-de-chaussée de ses immeubles. Cette compensation, qui sera la bienvenue pour les commerçants, ne va pas pour autant résoudre le problème actuel. En coopération avec RAMCO Tél.: 01-349910 mail@ramcolb.com
Alors que le marché commence peu à peu à sortir de sa léthargie, le centre-ville de Beyrouth est loin d’avoir retrouvé son dynamisme et une animation normale. Pratiquement désertée durant le mois du conflit, cette région n’a pas été épargnée dans ce contexte d’insécurité. Par exemple, les fonctions commerciales ont été très pénalisées. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 13 fermetures ont été constatées au cours des derniers jours et une quinzaine de boutiques qui ont temporairement fermé n’ont pas encore rouvert. Les commerçants ont préféré recentrer leur activité vers leurs autres branches. Cette hécatombe au centre-ville n’est pas récente et le phénomène n’est pas prêt à s’inverser.
La situation actuelle résulte de plusieurs facteurs :
– depuis février 2005 et l’assassinat de...