Nasrallah : Nous sommes toujours présents dans le sud du Liban
le 14 septembre 2006 à 00h00
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé que sa formation était toujours présente dans le sud du Liban. « La résistance est présente au sud du fleuve Litani et dans l’ensemble du sud du Liban », a dit M. Nasrallah, dans la deuxième partie d’une interview accordée à al-Jazira, dont la première tranche a été diffusée mardi soir par la chaîne satellitaire arabe.
« Nous regrettons que des responsables israéliens avancent des mensonges à leur peuple en soutenant qu’ils ont fait sortir le Hezbollah du sud du Liban et qu’ils ne lui permettront plus d’y revenir », a-t-il ajouté.
« Nous sommes présents à la frontière. Avant le 12 juillet, nous disposions publiquement de points de surveillance, que nous avons démantelés (...). Mais personne ne peut nous empêcher d’être présents sur notre terre, de défendre notre terre, notre honneur et notre patrie », a-t-il martelé. Il a dans ce contexte critiqué « la générosité » de certains pays arabes « qui se sont dit prêts à dépenser d’énormes sommes d’argent pour équiper l’armée libanaise ». « Pourquoi cette générosité maintenant ? » a-t-il demandé, avant d’ajouter : « L’armée libanaise qui sera équipée avec leur argent ne se transformera pas en un outil aux mains des Américains ou des Israéliens car c’est une armée nationale. » Il a par ailleurs affirmé que « certains gouvernements avaient été perdants », faisant allusion à l’Égypte, la Jordanie et l’Arabie saoudite pour avoir qualifié d’« aventurisme » la capture par le Hezbollah de deux soldats israéliens ayant déclenché l’offensive israélienne le 12 juillet.
Ces régimes ont subi une « perte morale au niveau populaire dans l’ensemble du monde arabe et islamique », a-t-il insisté.
« Le Hezbollah, par contre, n’avait pas grand-chose à gagner notamment de la Jordanie ou de l’Égypte », a ajouté le dignitaire chiite. Il a cependant tenu à préciser qu’il était opposé à tout conflit chiito-sunnite ou chiito-chrétien.
Évoquant sa récente position sur la guerre lorsqu’il avait affirmé, fin août, que le parti n’aurait pas « mené cette opération si nous avions su qu’elle allait conduire à une guerre d’une telle ampleur », Hassan Nasrallah a affirmé que « cette déclaration a été sortie de son contexte (...) et la guerre n’a aucun rapport avec la capture » des soldats car elle était, selon lui, préparée pour être déclenchée en octobre.
Nasrallah a enfin souligné la volonté du Hezbollah d’aider les Palestiniens.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé que sa formation était toujours présente dans le sud du Liban. « La résistance est présente au sud du fleuve Litani et dans l’ensemble du sud du Liban », a dit M. Nasrallah, dans la deuxième partie d’une interview accordée à al-Jazira, dont la première tranche a été diffusée mardi soir par la chaîne satellitaire arabe.
« Nous regrettons que des responsables israéliens avancent des mensonges à leur peuple en soutenant qu’ils ont fait sortir le Hezbollah du sud du Liban et qu’ils ne lui permettront plus d’y revenir », a-t-il ajouté.
« Nous sommes présents à la frontière. Avant le 12 juillet, nous disposions publiquement de points de surveillance, que nous avons démantelés (...). Mais personne ne peut nous empêcher d’être présents sur notre...
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