M. Samir Frangié, député de Zghorta, a estimé, lors d’une interview accordée à Radio Liban libre, que « l’arsenal du Hezbollah est devenu caduc du fait que le parti (chiite) a accepté des initiatives qu’il rejetait auparavant, comme le déploiement de l’armée (au Liban-Sud) et le recours à des forces internationales ».
« Le projet israélien (lors du conflit déclenché le 12 juillet dernier) a subi un échec, a affirmé M. Frangié. Et, de l’autre côté, le Hezbollah a accepté certaines mesures qu’il refusait auparavant, comme le déploiement de l’armée et le recours à des forces internationales. D’une manière générale, nous pouvons dire que l’arsenal militaire du Hezbollah est devenu caduc. Parallèlement, le choc ressenti en Israël (du fait des « ratés » de la guerre au Liban) est très important, non pas pour le Hezbollah, mais pour l’avenir des Arabes, car pour la première fois depuis 1948, la logique de la force qui nous était imposée (par Israël) a montré ses limites. Reste à espérer que les Arabes sauront tirer profit de cette situation. Auquel cas, cette guerre n’aura pas été vaine. »
M. Frangié a, d’autre part, souligné qu’il n’existe aucun État au monde « qui n’impose pas sa souveraineté sur tout son territoire, qui possède deux armées ou dont l’un des voisins refuse d’établir des relations diplomatiques avec lui ». « Le différend avec le Hezbollah, a déclaré le député de Zghorta, ne porte pas sur le caractère légitime des problèmes qu’il soulève. Mais lorsque ce parti m’entraîne en tant que citoyen (dans une aventure militaire), il faut que je puisse participer à la prise de décision et que je puisse réclamer des comptes. Il revient à l’État libanais, dont je suis partie prenante, de réclamer des comptes au Hezbollah. »
Après avoir souligné que « si l’armée libanaise avait été déployée au Liban-Sud lorsque nous le réclamions, nous aurions évité les derniers événements », M. Frangié a mis l’accent sur la nécessité de réactiver l’accord d’armistice de 1949, conclu à l’époque entre Israël et le Liban.
Abordant le dossier de la situation gouvernementale, M. Frangié a déclaré que « le général Michel Aoun a le droit de réclamer un changement de gouvernement, mais dans le cadre démocratique et constitutionnel ». Et d’ajouter à ce propos : « Si je cohabite dans une maison avec quelqu’un et qu’un différend apparaît entre nous, il est inconcevable que je m’emploie à détruire l’habitation. » ?
Sur un autre plan, M. Frangié a rappelé que l’argument qui avait été avancé en 1988 pour expliquer l’élection du général Émile Lahoud à la présidence de la République est que ce dernier avait réussi à « édifier une armée nationale ». « Huit ans plus tard, a souligné le député de Zghorta, on nous dit que l’armée n’est pas habilitée à contribuer à l’édification de l’État. On ne peut de la sorte nous dire la chose et son contraire », a conclu M. Frangié.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats M. Samir Frangié, député de Zghorta, a estimé, lors d’une interview accordée à Radio Liban libre, que « l’arsenal du Hezbollah est devenu caduc du fait que le parti (chiite) a accepté des initiatives qu’il rejetait auparavant, comme le déploiement de l’armée (au Liban-Sud) et le recours à des forces internationales ».
« Le projet israélien (lors du conflit déclenché le 12 juillet dernier) a subi un échec, a affirmé M. Frangié. Et, de l’autre côté, le Hezbollah a accepté certaines mesures qu’il refusait auparavant, comme le déploiement de l’armée et le recours à des forces internationales. D’une manière générale, nous pouvons dire que l’arsenal militaire du Hezbollah est devenu caduc. Parallèlement, le choc ressenti en Israël (du fait des « ratés » de la guerre au Liban) est très...