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PHOTOGRAPHIE Elliott Erwitt, entre humour et tendresse, vedette du 18e Visa

Il considère son appareil photo comme son «doudou», fait preuve de modestie et constamment d’humour: le photographe américain Elliott Erwitt, 78 ans, est l’invité vedette du 18e Visa pour l’image, festival international de photojournalisme en cours à Perpignan. Son exposition tranche avec les autres racontant les malheurs du monde, par l’humour et la tendresse qui émanent de ses 60 photographies noir et blanc, prises de 1946 à l’an passé. Petit chien étonné, saisi à sa hauteur en gros plan sur le trottoir, nudiste tricotant, assise sur un banc, matrone sévère au Nicaragua derrière des rayonnages où un malicieux hasard a posé deux courges qu’on prend pour ses seins. «Faire rire les gens est une des plus parfaites réussites qu’on puisse espérer», aime à dire ce photographe, polo rayé de collégien, larges bretelles rouges et regard malicieux. Lorsqu’on lui raconte les rires ou sourires du public devant ses photos, il salue cette information d’un «good» satisfait. De son vrai nom Elio Romano Erwitz, Elliott Erwitt est né en 1928 à Paris de parents russes, avant d’être élevé en Californie et à New York, où il vit actuellement. Il est devenu photographe à 16 ans «pour vivre». «Je devais gagner de l’argent car j’étais déjà tout seul», raconte-t-il. Eliott Erwitt se considère «seulement comme un photographe professionnel avec un hobby». Un hobby qui a conduit cet admirateur de Modigliani à être exposé dans les musées de New York, Chicago ou du monde entier. Pour lui, «penser ne compte pas beaucoup dans la photographie» et quand c’est le contraire, «ce n’est pas très bon, cela devient conceptuel et très ennuyeux». Il n’emporte pas son appareil pour prendre des photos, mais «plus comme un doudou, pour se rassurer». «Quand j’ai un appareil, je ne vois pas tellement de photos à prendre. Quand je n’ai pas d’appareil, je vois des images tout le temps», plaisante ce photographe qui utilise le numérique pour son travail professionnel, jamais pour son œuvre personnelle. Erwitt a travaillé pour la pub et des commandes, mais «le business baisse, aussi je continue à faire mes photos personnelles». Il vit principalement des expositions, des tirages de collection et des livres, comme son dernier Personal Best. Ses rencontres les plus marquantes? Un petit cow-boy du Wyoming et une «semaine avec Fidel Castro». Par Christine POUGET (AFP)

Il considère son appareil photo comme son «doudou», fait preuve de modestie et constamment d’humour: le photographe américain Elliott Erwitt, 78 ans, est l’invité vedette du 18e Visa pour l’image, festival international de photojournalisme en cours à Perpignan.
Son exposition tranche avec les autres racontant les malheurs du monde, par l’humour et la tendresse qui émanent de ses 60 photographies noir et blanc, prises de 1946 à l’an passé.
Petit chien étonné, saisi à sa hauteur en gros plan sur le trottoir, nudiste tricotant, assise sur un banc, matrone sévère au Nicaragua derrière des rayonnages où un malicieux hasard a posé deux courges qu’on prend pour ses seins.
«Faire rire les gens est une des plus parfaites réussites qu’on puisse espérer», aime à dire ce photographe, polo rayé de collégien,...