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Kanaan dénonce la logique du pouvoir au détriment de celle de l’État

Le député du Metn-Nord, Ibrahim Kanaan, membre du Bloc parlementaire du changement et de la réforme, a fait assumer au gouvernement de M. Fouad Siniora, une part de responsabilité dans « la catastrophe et la guerre » qui ont frappé le pays, dénonçant notamment sur ce plan « la logique (de l’accaparement) du pouvoir au détriment de la logique de l’État ». S’adressant au Premier ministre, Fouad Siniora, et aux députés du Courant du futur, M. Kanaan a notamment déclaré : « Les Libanais n’ont-ils pas suffisamment enduré du fait de tous les abus en rapport avec la Constitution et les règles démocratiques les plus élémentaires, au cours de la phase qui a précédé le 12 juillet ? Tel fut le cas pour ce qui a trait à la structure du pouvoir sur base d’une loi (électorale) syrienne qui est en contradiction avec tous les principes démocratiques. Est-ce de cette manière que l’on jette les bases d’une unité nationale conforme aux dispositions de l’accord de Taëf, notamment pour ce qui a trait à la formation des gouvernements ? » M. Kanaan a relevé sur ce plan : « Comment peut-on qualifier le cabinet Siniora de gouvernement d’union nationale alors que 70 pour cent des chrétiens (l’électorat du courant aouniste) n’y sont pas représentés ? » Et M. Kanaan d’ajouter : « Le président Siniora a souligné au cours de sa conférence de presse que celui qui a pris l’initiative de l’action qui a abouti à la guerre assume la responsabilité de la résolution 1701 qui a été imposée au Liban. À notre avis, celui qui a pris le Liban en otage au service d’un projet obscur, sans aucune entente interne, et celui qui a fait prévaloir la logique du pouvoir au détriment de la logique de l’État, est lui aussi responsable de la situation à laquelle nous sommes parvenus aujourd’hui. » En conclusion, M. Kanaan a souligné la nécessité de centraliser l’aide à la reconstruction entre les mains de l’État « à condition que les citoyens aient confiance » dans l’appareil étatique.

Le député du Metn-Nord, Ibrahim Kanaan, membre du Bloc parlementaire du changement et de la réforme, a fait assumer au gouvernement de M. Fouad Siniora, une part de responsabilité dans « la catastrophe et la guerre » qui ont frappé le pays, dénonçant notamment sur ce plan « la logique (de l’accaparement) du pouvoir au détriment de la logique de l’État ».
S’adressant au Premier ministre, Fouad Siniora, et aux députés du Courant du futur, M. Kanaan a notamment déclaré : « Les Libanais n’ont-ils pas suffisamment enduré du fait de tous les abus en rapport avec la Constitution et les règles démocratiques les plus élémentaires, au cours de la phase qui a précédé le 12 juillet ? Tel fut le cas pour ce qui a trait à la structure du pouvoir sur base d’une loi (électorale) syrienne qui est en contradiction...