L’ancien chef de gouvernement, Nagib Mikati, a réclamé hier que la question du déploiement de la Finul le long de la frontière avec la Syrie soit « retirée du débat public ».
« Le gouvernement a tenté de retirer la question du débat public, a dit M. Mikati. Toutefois, du seul fait que des personnalités libanaises et étrangères aient soulevé cette question de cette manière, que ce soit dans des débats publics ou dans des cercles privés, et l’obstination à vouloir en évoquer la possibilité, cette question a continué d’être soulevée. Il s’agit là d’une grave erreur dans la manière d’aborder le dossier déjà lourd des relations libano-syriennes. »
« L’État et le peule libanais sont les premiers à faire les frais de la tension ainsi créée », a ajouté l’ancien Premier ministre.
« Nous appelons à ce que cesse cette surenchère, a-t-il lancé, les intérêts des nations ne doivent pas reposer sur les haines revanchardes et les réactions impulsives, mais sur une étude logique de la situation réelle. »
On rappelle que le gouvernement libanais a officiellement annoncé que le déploiement de la Finul à la frontière nécessite une décision du Conseil des ministres, et que cette question n’est pas à l’ordre du jour.
Majdalani
Pour sa part, le député Atef Majdalani s’est déclaré surpris par les décisions et menaces syriennes de fermeture des frontières, qui, a-t-il dit, « compléteront par leurs effets le blocus imposé par Israël ».
« Au demeurant, a ajouté le député, l’arrêt de l’approvisionnement du Liban en courant électrique est une mesure hostile et injustifiée, au regard de ce que le régime syrien sait de notre situation énergétique et des besoins du Liban soumis au blocus israélien. » Le député a par ailleurs exclu l’existence d’une « connivence » entre Israël et la Syrie, destinée à replacer le Liban dans l’orbite syrienne. « Cela ne sera pas », a-t-il dit.
Le PNL
De son côté, le PNL a considéré que si Damas refuse que des éléments de la Finul assistent l’armée libanaise en position à sa frontière, « c’est pour mieux rester libre de faire entrer des armes au Liban, en vue de l’affaiblir et d’affaiblir son gouvernement ».
Indépendamment des raisons idéologiques qui poussent la Syrie à refuser de reconnaître le Liban, a affirmé un communiqué du PNL publié à l’issue de la réunion de con conseil supérieur, « la Syrie s’obstine à traiter le Liban selon le bon plaisir de ses dirigeants, s’ingérant dans ses affaires, jouant de ses contradictions, le déstabilisant, exploitant ses ressources et pillant ses richesses, un comportement typique des clans mafieux et bandits de grands chemins. C’est à ce titre que Damas menace aujourd’hui le Liban d’une fermeture de ses frontières ».
Et le PNL de rappeler que les conférences de dialogue ont approuvé, à l’unanimité, l’établissement de relations diplomatiques normales entre le Liban et la Syrie, et établi que les fermes de Chebaa sont terre libanaise.
Pour le BCCN, il a paru ironique que la Syrie ait considéré que le déploiement de la Finul à sa frontière soit « une atteinte à la souveraineté libanaise », l’ironie résidant dans le fait que, durant trois décennies, « l’occupation syrienne n’a fait que bafouer quotidiennement la souveraineté du Liban ». Enfin, M. Sinane Barrage s’est dit « étonné de l’insistance du régime syrien à vouloir dicter ses conditions au Liban, en menaçant de fermer ses frontières ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’ancien chef de gouvernement, Nagib Mikati, a réclamé hier que la question du déploiement de la Finul le long de la frontière avec la Syrie soit « retirée du débat public ».
« Le gouvernement a tenté de retirer la question du débat public, a dit M. Mikati. Toutefois, du seul fait que des personnalités libanaises et étrangères aient soulevé cette question de cette manière, que ce soit dans des débats publics ou dans des cercles privés, et l’obstination à vouloir en évoquer la possibilité, cette question a continué d’être soulevée. Il s’agit là d’une grave erreur dans la manière d’aborder le dossier déjà lourd des relations libano-syriennes. »
« L’État et le peule libanais sont les premiers à faire les frais de la tension ainsi créée », a ajouté l’ancien Premier ministre.
« Nous...