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Actualités - Chronologie

Geagea redoute une situation de « ni guerre ni paix »

Le président du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a réaffirmé hier, sur une chaîne saoudienne, qu’il ne voit pas pour le moment d’issue à la crise au Liban. M. Geagea a dit redouter que la situation actuelle ne dégénère en une « situation de ni guerre ni paix, où la résolution 1701 serait appliquée à moitié, ce qui ouvrirait la voie à une nouvelle agression israélienne ». Prié de dire si, en affirmant que le Liban « va vers l’inconnu, si la crise dure », il évoque le risque d’une guerre civile, M. Geagea a été net : « Non, je ne crains pas une guerre civile. » Et d’ajouter que, ce qu’il redoute, c’est une nouvelle aventure israélienne, ainsi que les conséquences d’un « manque de confiance dans le Liban » de la part des Libanais eux-mêmes. Le chef des Forces libanaises a ajouté que, tout en appréciant « la foi et l’héroïsme » du Hezbollah sur le plan militaire, il ne considère pas que « cela est suffisant pour l’édification d’un Liban fort et d’un État fort ». « Les succès tactiques sont une chose, la guerre en est une autre », a-t-il souligné. M. Geagea a affirmé qu’il y a peu de chances que la Syrie aide le Liban à atteindre ses objectifs. « Pour le Baas, c’est une question idéologique, a-t-il dit. Ce n’est pas seulement qu’ils ont besoin de la carte libanaise dans leur stratégie régionale, mais leur idéologie leur dicte que le Liban est une province syrienne (...) comme on le voit notamment dans plusieurs de leurs manuels scolaires. » « L’influence syrienne au Liban s’est affaiblie, a ajouté M. Geagea, mais elle n’a pas disparu et cette influence se poursuit à travers le rôle que joue le président de la République. » Pour M. Geagea, « le Hezbollah n’est pas un instrument entre les mains de l’Iran, à proprement dit, mais plutôt le visage libanais de la révolution islamique en Iran ». « Hélas, a-t-il conclu en substance, toutes les communautés au Liban ont fini par se convaincre qu’il ne faut pas compter sur une puissance non libanaise pour tenter d’infléchir la politique libanaise, sauf une qui continue à considérer que les affaires internes du Liban concernent la oumma », la nation musulmane.
Le président du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a réaffirmé hier, sur une chaîne saoudienne, qu’il ne voit pas pour le moment d’issue à la crise au Liban.
M. Geagea a dit redouter que la situation actuelle ne dégénère en une « situation de ni guerre ni paix, où la résolution 1701 serait appliquée à moitié, ce qui ouvrirait la voie à une nouvelle agression israélienne ». Prié de dire si, en affirmant que le Liban « va vers l’inconnu, si la crise dure », il évoque le risque d’une guerre civile, M. Geagea a été net : « Non, je ne crains pas une guerre civile. » Et d’ajouter que, ce qu’il redoute, c’est une nouvelle aventure israélienne, ainsi que les conséquences d’un « manque de confiance dans le Liban » de la part des Libanais eux-mêmes.
Le chef des Forces libanaises ...