Deux vols de passagers se sont posés hier sur l’aéroport Rafic Hariri venant de Amman, pour la première fois depuis un mois, avec l’autorisation d’Israël qui maintient en principe un blocus aérien et maritime sur le Liban. Un appareil de la compagnie nationale libanaise Middle East Airlines (MEA) s’est posé à 13h00 heure locale, suivi une demi-heure plus tard par un avion de la compagnie Royal Jordanian, a annoncé un responsable de l’aéroport à l’AFP.
Ce sont les deux premiers vols de passagers atterrissant à Beyrouth depuis les bombardements israéliens du 13 juillet, au lendemain du déclenchement de l’offensive israélienne contre le Liban.
Le responsable de l’aéroport a indiqué qu’il n’y avait plus de vols de passagers prévus avant lundi.
Mohammad al-Hout, directeur général de la compagnie, a déclaré que les passagers des vols organisés hier à destination et en provenance de la capitale jordanienne ont voyagé gratuitement.
La compagnie British Airways a annoncé dans un communiqué qu’un appareil de son partenaire BMED chargé d’aide humanitaire a effectué hier après-midi le premier vol civil d’une compagnie européenne vers Beyrouth. BMED compte reprendre sa desserte commerciale entre l’aéroport de Heathrow et Beyrouth en début de semaine prochaine, a ajouté British Airways.
Ces vols interviennent au quatrième jour d’une trêve, qui succède à trente-quatre jours de violence, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU.
Plusieurs avions transportant de l’aide humanitaire de pays arabes, de pays occidentaux et d’organismes de l’ONU avaient atterri sur l’aéroport durant cette période, avec l’accord d’Israël. L’État hébreu, qui maintient un blocus aérien et maritime imposé peu après le début de son offensive contre le Liban, a dit avoir autorisé les vols. « Les deux vols de passagers ont été coordonnés avec nous » et ont reçu l’autorisation d’atterrir, a affirmé un porte-parole de l’armée israélienne à Jérusalem.
« Les limitations resteront en vigueur tant que nous n’aurons pas transféré les secteurs sous notre contrôle aux forces qui doivent s’y déployer », a ajouté la même source. De source proche du gouvernement libanais citée par Reuters, on rapportait que ces restrictions seraient progressivement supprimées après le plaidoyer du Premier ministre Fouad Siniora en faveur d’une réouverture des ports et des aéroports.
Par ailleurs, le ministre des Travaux publics et des Transports Mohammad Safadi a annoncé la création d’un pont aérien entre Beyrouth et Amman. Il avait indiqué lundi que l’aéroport avait « besoin de deux mois et demi de travaux pour être totalement opérationnel ». Mais sa réouverture « est liée à une décision politique, et nous n’entamerons pas des travaux de réparation si nous ne recevons pas de garanties de sécurité », avait-il ajouté.
Un responsable chargé de l’aide humanitaire de l’ONU au port de Larnaca a affirmé que ses équipes avaient encore besoin de l’autorisation de l’armée israélienne pour envoyer par voie maritime ou aérienne de l’aide au Liban.
« Cela affecte notre travail car nous coordonnons aussi les vols pour Beyrouth, pour lesquels nous avons également besoin d’autorisations, et les bateaux ne peuvent utiliser qu’un corridor spécifique », a expliqué Philippe Martou, expert logistique de l’ONU.
« Pour les autres, comme la Croix-Rouge, il est plus difficile d’entrer et de sortir », a dit M. Martou, expliquant que l’aéroport de Beyrouth « est seulement ouvert le jour pour un trafic limité et de petits avions ».
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Ce sont les deux premiers vols de passagers atterrissant à Beyrouth depuis les bombardements israéliens du 13 juillet, au lendemain du déclenchement de l’offensive israélienne contre le Liban.
Le responsable de l’aéroport a indiqué qu’il n’y avait plus de vols de passagers prévus avant lundi.
Mohammad al-Hout, directeur général de la compagnie, a...