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Somalie Les islamistes envisagent un retour aux négociations avec le gouvernement provisoire

Des responsables islamistes se sont réunis hier pour envisager de reprendre des discussions avec le gouvernement intérimaire somalien, perçues par les observateurs comme le seul moyen d’empêcher une nouvelle guerre dans la Corne de l’Afrique. La réunion s’est déroulée à huis clos à Mogadiscio, au lendemain de la venue en Somalie de l’envoyé spécial des Nations unies, François Lonseny Fall. Ce dernier s’est attelé à obtenir l’engagement des deux parties à participer à une seconde phase de discussions la semaine prochaine à Khartoum. Le gouvernement basé à Baïdoa et les islamistes, qui se sont emparés de la capitale somalienne en juin, s’étaient rencontrés dans la capitale soudanaise en juin. Mais les discussions avaient été interrompues la semaine dernière, en raison d’un boycottage du gouvernement. Après avoir discuté en tête à tête avec cheikh Charif Ahmed, un responsable islamiste modéré, ils ont laissé ouverte la porte à des discussions, a déclaré Lonseny Fall à Reuters. « J’espère qu’il viendra m’annoncer la bonne nouvelle, selon laquelle ils envoient à nouveau une délégation à Khartoum. Le gouvernement est prêt (à y retourner). » D’autre part, un avion-cargo gros-porteur a atterri hier à l’aéroport international de Mogadiscio, amenant aussitôt le gouvernement somalien de transition à accuser les islamistes de violer l’embargo sur les armes. Des miliciens islamistes ont chassé les journalistes des environs de l’aéroport lorsque l’appareil – un quadriréacteur arborant le drapeau somalien – s’est posé, avant de redécoller plus tard dans la matinée. Deux commandants des milices des tribunaux islamiques attendaient l’avion à l’aéroport, fermé au trafic depuis 11 ans. Le vice-ministre de l’Information, Salad Ali Jeeley, a affirmé que l’avion transportait « des armes venues d’Érythrée, dont des mines, des roquettes, des lance-roquettes et des missiles antichars et antiaériens ». À Mogadiscio, le responsable de la sécurité au sein du Conseil suprême islamique de Somalie (SICS), cheikh Yusuf Mohammad Siad, s’est refusé à tout commentaire sur la cargaison de l’avion. Interrogé sur les accusations du gouvernement, le dirigeant islamiste a répondu : « Oubliez ces gens de Baïdoa. Ils sont sous la tutelle de l’Éthiopie. Ils ne représentent pas le peuple somalien et ils parlent pour le compte de l’Éthiopie. »
Des responsables islamistes se sont réunis hier pour envisager de reprendre des discussions avec le gouvernement intérimaire somalien, perçues par les observateurs comme le seul moyen d’empêcher une nouvelle guerre dans la Corne de l’Afrique. La réunion s’est déroulée à huis clos à Mogadiscio, au lendemain de la venue en Somalie de l’envoyé spécial des Nations unies, François Lonseny Fall. Ce dernier s’est attelé à obtenir l’engagement des deux parties à participer à une seconde phase de discussions la semaine prochaine à Khartoum.
Le gouvernement basé à Baïdoa et les islamistes, qui se sont emparés de la capitale somalienne en juin, s’étaient rencontrés dans la capitale soudanaise en juin. Mais les discussions avaient été interrompues la semaine dernière, en raison d’un boycottage du...