Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La presse israélienne conteste l’opportunité de l’offensive contre le Liban

Dans la presse israélienne, des voix s’élèvent pour critiquer et contester l’offensive israélienne contre le Liban, s’interrogeant principalement sur son opportunité. Sous la plume de David Horovitz, le Jerusalem Post constate que les objectifs fixés par le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, et le chef d’état-major israélien, le général Dan Halutz, à savoir « briser le Hezbollah en une semaine » et le « neutraliser sans avoir à recourir aux forces terrestres » n’ont pas pu être atteints, deux semaines après le début de l’intervention militaire israélienne. « Le recours extensif aux forces aériennes s’est avéré inapte à briser l’infrastructure militaire du Hezbollah ou à réduire la capacité de la formation chiite à bombarder les localités israéliennes », écrit le Jérusalem Post, soulignant que c’est parce qu’il est conscient de la force du Hezbollah sur le terrain que le général Halutz hésite à se lancer dans une offensive terrestre plus soutenue. Toujours selon le quotidien israélien, les Américains et même les leaders européens ne sont pas favorables à un arrêt de l’offensive israélienne avant que le Hezbollah ne soit suffisamment affaibli. Ils veulent seulement que la victoire israélienne soit enregistrée le plus vite possible et se soucient peu, contrairement au général Halutz, si des soldats israéliens doivent pour cela perdre la vie. « Si une vaste offensive militaire terrestre constitue le seul moyen pour atteindre cet objectif, les Américains et les Européens voudraient qu’Israël la lance le plus tôt possible », écrit encore le journal, soulignant que le général Halutz préfère préparer le terrain via son aviation et son artillerie à longue portée avant d’exposer ses troupes aux dangers d’une offensive terrestre. « Arrêtez maintenant, immédiatement ». Tel est le titre d’un des éditoriaux du Haaretz, qui d’emblée souligne que la guerre déclenchée par Israël « n’était pas nécessaire même si ses mobiles pouvaient être justifiés ». « Et maintenant, il est temps qu’elle s’arrête », écrit Gideon Levy, pendant qu’un de ses confrères, Zvi Bar’el, titrait son éditorial : « Laissez le Liban vivre » en soulignant que si Israël avait obligé un demi-million de Palestiniens à s’enfuir, il aurait été immédiatement traduit devant un tribunal international. « Mais au Liban, tout est toléré », s’indigne-t-il en reprochant à Israël d’avoir sapé tout ce que le gouvernement Siniora essayait de réaliser sur le plan politique, au niveau notamment du dossier du Hezbollah et des groupuscules palestiniens. Pour Gideon Levy, « Israël prétend avoir déclaré la guerre contre le Hezbollah, mais, en pratique, il est en train de détruire le Liban ». Il estime que « rien de bon ne peut provenir » de l’offensive israélienne et pense qu’un accord international peut être conclu actuellement, ce qui ne pourrait peut-être pas être possible, « à un prix raisonnable », dans le futur. Le journaliste juge également qu’il sera encore plus difficile à Israël d’obtenir la libération des deux soldats capturés par le Hezbollah ou de liquider sayyed Hassan Nasrallah si la guerre se poursuit pendant des semaines ou des mois. « L’armée israélienne veut maintenant avoir deux semaines supplémentaires, et dans deux semaines, elle réclamera deux autres semaines », ajoute-t-il, en soulignant « les critiques et la haine ascendantes dans le monde contre Israël ». Rappelant que « les guerres commencent par un large consensus national et se terminent par une grande crise », l’éditorialiste du Haaretz a contesté l’opportunité d’une liquidation du chef du Hezbollah. « Nous devons nous souvenir des dizaines de personnes assassinées par Israël au Liban et dans les Territoires, dont cheikh Abbas Moussaoui et cheikh Ahmad Yassine. Chacun d’eux avait été remplacé par quelqu’un de plus performant et dangereux que son prédécesseur », a-t-il averti.
Dans la presse israélienne, des voix s’élèvent pour critiquer et contester l’offensive israélienne contre le Liban, s’interrogeant principalement sur son opportunité.
Sous la plume de David Horovitz, le Jerusalem Post constate que les objectifs fixés par le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, et le chef d’état-major israélien, le général Dan Halutz, à savoir « briser le Hezbollah en une semaine » et le « neutraliser sans avoir à recourir aux forces terrestres » n’ont pas pu être atteints, deux semaines après le début de l’intervention militaire israélienne. « Le recours extensif aux forces aériennes s’est avéré inapte à briser l’infrastructure militaire du Hezbollah ou à réduire la capacité de la formation chiite à bombarder les localités israéliennes », écrit le Jérusalem...