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Afrique Élections cruciales pour la paix le 30 juillet en RD Congo

La République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) élit le 30 juillet son président et ses députés lors de scrutins à hauts risques dans un pays immense marqué par plusieurs décennies de gestion catastrophique et de conflits. Trente-trois candidats s’affronteront au premier tour de la présidentielle et 9 707 se disputeront 500 sièges aux législatives (un seul tour). Plus de 25 millions d’électeurs seront appelés à se prononcer dans les quelque 50 000 bureaux de vote répartis à travers un pays grand comme l’Europe occidentale. Ces élections, qui seront suivies de scrutins provinciaux et locaux, doivent mettre un terme à une fragile transition politique initiée en 2003 après une guerre régionale de près de 5 ans, ayant impliqué sept pays africains. Ces premiers scrutins libres et pluralistes représentent un enjeu de taille pour l’ex-Zaïre qui, depuis son indépendance en 1960, a connu 32 ans de dictature du maréchal Mobutu et quelques tentatives d’ouverture politique qui ont été plombées par des coups de force, des crises ou le déclenchement de conflits. Le bon déroulement de ces élections ouvrirait la voie à la relance de l’économie d’un pays potentiellement moteur de l’Afrique centrale, mais miné par la corruption et la mauvaise gestion du secteur minier. Un dérapage du processus pourrait entraîner de nouveaux conflits. Le grand favori de la présidentielle est le président sortant Joseph Kabila. Il devra affronter les ennemis d’hier, dont les ex-chefs rebelles et actuels vice-présidents Jean-Pierre Bemba et Azarias Ruberwa, des mobutistes, ainsi que quelques opposants et outsiders, qui, n’ayant jamais gouverné, se présentent comme les vrais tenants du changement. Certains candidats dénoncent une « fraude massive en préparation », incriminant directement la Commission électorale indépendante (CEI), notamment accusée d’avoir imprimé 5 millions de bulletins excédentaires. L’Église catholique a même menacé de ne pas reconnaître la validité des scrutins si ces « irrégularités » n’étaient pas corrigées. La campagne a aussi été assombrie par le meurtre d’un journaliste congolais, l’expulsion d’une journaliste étrangère et une augmentation générale des atteintes aux libertés de la presse. Ces scrutins seront sécurisés par 80 000 policiers congolais. Pour dissuader les « mauvais perdants », une force de l’Union européenne (Eufor) a déployé un millier d’hommes à Kinshasa et autant en réserve au Gabon. La régularité des scrutins sera surveillée par 40 000 observateurs nationaux et environ 1 500 internationaux, ainsi que plus de 17 000 témoins de partis politiques et de candidats indépendants. Les résultats définitifs ne sont pas attendus avant le mois de septembre, et un éventuel second tour de la présidentielle serait envisageable à la mi-octobre si aucun des candidats n’obtient la majorité absolue au premier tour.
La République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) élit le 30 juillet son président et ses députés lors de scrutins à hauts risques dans un pays immense marqué par plusieurs décennies de gestion catastrophique et de conflits.
Trente-trois candidats s’affronteront au premier tour de la présidentielle et 9 707 se disputeront 500 sièges aux législatives (un seul tour). Plus de 25 millions d’électeurs seront appelés à se prononcer dans les quelque 50 000 bureaux de vote répartis à travers un pays grand comme l’Europe occidentale.
Ces élections, qui seront suivies de scrutins provinciaux et locaux, doivent mettre un terme à une fragile transition politique initiée en 2003 après une guerre régionale de près de 5 ans, ayant impliqué sept pays africains.
Ces premiers scrutins libres et pluralistes représentent...