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Iran Énergie et sécurité régionale au menu des discussions d’Ahmadinejad au Turkménistan

Le président ultraconservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad a entamé hier au Turkménistan, gros producteur de gaz et l’un des régimes les plus fermés au monde, une visite destinée à étendre son influence en Asie centrale, où rivalisent également la Russie et les États-Unis. «Les relations entre le Turkménistan et l’Iran sont profitables pour la sécurité dans la région », a déclaré le président iranien lors d’entretiens avec son homologue turkmène Saparmourat Niazov à Achkhabad, la capitale turkmène. « Nos relations fraternelles ne font que progresser », a-t-il ajouté. « Il n’y a pas de problèmes entre le Turkménistan et l’Iran », a pour sa part déclaré le « président à vie » turkmène qui dirige le pays depuis la période soviétique et y a instauré un culte de la personnalité autour de lui et de sa famille. Des négociations sur l’énergie et le statut de la mer Caspienne doivent se poursuivre aujourd’hui entre les deux délégations et une série d’accords être signés à cette occasion. Achkhabad et Téhéran doivent également discuter d’une augmentation des livraisons de gaz turkmène à l’Iran de 8 milliards de m3 en 2006 à 14 milliards l’année prochaine, a déclaré à l’AFP un responsable gouvernemental turkmène. La tournée de M. Ahmadinejad a un caractère largement économique, mais les analystes estiment qu’elle a également pour objectif d’étendre l’influence de l’Iran en Asie centrale, une région stratégique, pré carré russe convoité par les États-Unis et par la Chine pour son énorme potentiel énergétique et sa proximité avec certains points sensibles comme l’Afghanistan. L’envoi du dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l’ONU et la possible adoption dès cette semaine d’une résolution exigeant de l’Iran l’arrêt de ses activités d’enrichissement d’uranium n’ont pas découragé M. Ahmadinejad de rendre visite à ses voisins. « L’Iran envoie aussi un message pour affirmer qu’il n’est pas sur la défensive. Cette première visite du président Ahmadinejad souligne que l’Iran n’est pas acculé », souligne Radjab Safarov, le chef du Centre des études iraniennes à Moscou.
Le président ultraconservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad a entamé hier au Turkménistan, gros producteur de gaz et l’un des régimes les plus fermés au monde, une visite destinée à étendre son influence en Asie centrale, où rivalisent également la Russie et les États-Unis.
«Les relations entre le Turkménistan et l’Iran sont profitables pour la sécurité dans la région », a déclaré le président iranien lors d’entretiens avec son homologue turkmène Saparmourat Niazov à Achkhabad, la capitale turkmène. « Nos relations fraternelles ne font que progresser », a-t-il ajouté. « Il n’y a pas de problèmes entre le Turkménistan et l’Iran », a pour sa part déclaré le « président à vie » turkmène qui dirige le pays depuis la période soviétique et y a instauré un culte de la personnalité autour de lui...