La Russie a appelé jeudi à un « cessez-le-feu immédiat » au Liban, en mettant en garde contre une « catastrophe humanitaire de grande ampleur » dans ce pays et les territoires palestiniens, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères russe par l’AFP.
« La première mesure urgente dans la situation actuelle, critique, doit être un cessez-le-feu immédiat », écrit la diplomatie russe.
« Le Liban et les territoires palestiniens se retrouvent au bord d’une catastrophe humanitaire de grande ampleur », ajoute-t-elle.
« Nous soutenons l’appel en ce sens du Premier ministre libanais Fouad Siniora », ajoute le texte.
« La Russie est prête à fournir une aide humanitaire immédiate à la population libanaise », ajoute le ministère des Affaires étrangères, qui attend l’évaluation par l’ONU des besoins, celle-ci devant être présentée lundi.
« En accord avec les normes du droit humanitaire international, les frappes doivent être strictement limitées aux sites militaires », déplore la Russie, dans une critique voilée d’Israël.
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Saltanov, s’est par ailleurs rendu hier à Damas, où il s’est entretenu avec le président syrien Bachar el-Assad. Les deux hommes ont évoqué « les efforts diplomatiques russes pour un cessez-le-feu ».
MM. Assad et Saltanov se sont entretenus des « agressions israéliennes contre le Liban et la Palestine, et de la poursuite de l’escalade militaire israélienne contre les civils innocents et les infrastructures », selon Sana.
Ils ont passé en revue « les positions internationales et les efforts diplomatiques déployés par la Russie pour mettre fin à la crise et décréter un cessez-le-feu », a ajouté Sana.
Le diplomate russe a par ailleurs rencontré le vice-président syrien, Farouk el-Chareh. M. Chareh a estimé important que la communauté internationale « arrête la machine de guerre israélienne » au Liban, rapporte l’agence officielle Sana.
« Il est important que la communauté internationale assume ses responsabilités en arrêtant la machine de guerre israélienne », a déclaré M. Chareh tout en soulignant « le rôle de la Russie à cet égard ».
De son côté, M. Saltanov, qui arrive aujourd’hui à Beyrouth, a affirmé qu’« un cessez-le-feu au Liban est un premier pas pour régler la situation explosive » générée par l’offensive israélienne lancée contre le Liban le 12 juillet.
Le diplomate russe était arrivé mercredi soir à Damas où il s’était aussitôt entretenu avec le ministre des Affaires étrangères Walid Moallem de « la situation dangereuse au Liban et en Palestine et des moyens pour parvenir à un cessez-le-feu ».
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a pour sa part estimé, dans un entretien publié jeudi par le quotidien Kommersant, qu’un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah était le préalable indispensable au règlement de la crise qui fait rage au Proche-Orient.
« Nous appelons, en premier lieu, à une déclaration immédiate de cessez-le-feu. Nous avons besoin d’un cessez-le-feu avant toute autre chose », a-t-il souligné.
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« La première mesure urgente dans la situation actuelle, critique, doit être un cessez-le-feu immédiat », écrit la diplomatie russe.
« Le Liban et les territoires palestiniens se retrouvent au bord d’une catastrophe humanitaire de grande ampleur », ajoute-t-elle.
« Nous soutenons l’appel en ce sens du Premier ministre libanais Fouad Siniora », ajoute le texte.
« La Russie est prête à fournir une aide humanitaire immédiate à la population libanaise », ajoute le ministère des Affaires étrangères, qui attend l’évaluation par l’ONU des...