Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

La Bourse de Beyrouth s’enfonce, plombée par l’offensive israélienne contre le Liban

La Bourse de Beyrouth, qui avait touché à la fin de la semaine se terminant au 7 juillet son plus bas depuis le début de l’année, a été minée depuis le milieu de la semaine dernière par l’offensive d’Israël contre le Liban en riposte à l’enlèvement par le Hezbollah de deux de ses soldats. Les craintes d’un dérapage inattendu de la situation sur le terrain après le blocus imposé par l’État hébreu sur le pays des Cèdres et l’intensification de ses raids dévastateurs contre les principales infrastructures libanaises ont entretenu un climat de panique sur les marchés financiers. Cela d’autant que le chef du Hezbollah s’est déclaré prêt à toutes les options, dont celle d’une « guerre ouverte » qui pourrait toucher la capitale libanaise et son centre-ville. Profondément inquiets de cette grave situation, certains opérateurs sur le marché libanais des valeurs mobilières ont estimé devoir se débarrasser de certaines actions surtout celles les plus exposées à l’extension de l’escalade des violences. C’est dans cette crainte que Solidere, la société chargée de la reconstruction et du développement du centre-ville, a été la cible préférée des baissiers. Ses actions A et B ont dû subir de très fortes pressions, incitant le comité directeur de la Bourse de Beyrouth à réduire dès vendredi dernier les écarts autorisés à la hausse et à la baisse des actions qui y sont cotées de 15 % à 5 % quotidiennement. Cette disposition, qui semble viser surtout les actions de Solidere, dont la baisse a atteint 15 % environ jeudi dernier, a donc réussi à réduire les pertes essuyées par elle à 5 % lors de la dernière séance de la semaine. Cela étant, les actions A et B de cette société sont finalement retombées de 21,51 $ à 17,40 $ (-19,11 %) et de 21,99 $ à 17,40 $ aussi (-20,87 %) respectivement d’une semaine à l’autre grâce à la modification du « limit down » de 15 % à 5 %. Ce mouvement s’est accompagné d’un certain regain d’activité, portant sur 1 232 775 actions A et B négociées d’une valeur de 23 860 607 $, soit 40,78 % de l’ensemble de la cote la semaine dernière, contre 650 774 actions A et B d’une valeur de 14 142 696 $, soit 58,88 % du marché pendant la semaine qui l’a précédée. Le compartiment des bancaires, l’autre principale composante de la cote libanaise, qui a représenté la semaine dernière 59,03 % du marché avec 1 086 757 titres négociés d’une valeur de 34 531 250 $, n’a pas été épargné par ce mouvement de baisse qui a varié d’un endroit à l’autre. D’un côté, les actions ordinaires et prioritaires de la Byblos Bank ont perdu 11,1 % à 1,94 $ contre 2,18 $ et à 1,92 $ contre 2,16 $ respectivement, alors que les certificats GDR de la Bank Audi ont cédé 7,67 % à 62 $ contre 67,15 $ et ceux de la BLOM Bank 7,51 % à 67,10 $ contre 72,55 $. Et d’un autre côté, les actions ordinaires de la banque BEMO ont abandonné seulement 4,71 % à 4,05 $ contre 4,25 $ et celles de la Bank of Beirut 2,32 % à 13,48 $ contre 13,80 $ auparavant. Aux industrielles, le cimentier Holcim, qui a fait cavalier seul, a été touché de plein fouet par la baisse la semaine dernière, fléchissant de 2,25 $ à 1,99 $ (-11,55 $). Dans ce contexte, l’indice BLOM des valeurs libanaises, mesurant l’orientation de la Bourse de Beyrouth, a fléchi d’une hautaine à l’autre de 1 491,73 points à 1 283,16 points, essuyant une perte hebdomadaire de 13,98 %. Ce mouvement est d’autant plus significatif qu’il s’est produit dans des échanges relativement nourris portant sur 2 372 426 titres d’une valeur de 58 502 586 $, la semaine dernière contre 1 388 995 titres d’une valeur de 24 019 533 $, pendant la semaine qui l’a précédée. Élie KAHWAGI


La Bourse de Beyrouth, qui avait touché à la fin de la semaine se terminant au 7 juillet son plus bas depuis le début de l’année, a été minée depuis le milieu de la semaine dernière par l’offensive d’Israël contre le Liban en riposte à l’enlèvement par le Hezbollah de deux de ses soldats. Les craintes d’un dérapage inattendu de la situation sur le terrain après le blocus imposé par l’État hébreu sur le pays des Cèdres et l’intensification de ses raids dévastateurs contre les principales infrastructures libanaises ont entretenu un climat de panique sur les marchés financiers. Cela d’autant que le chef du Hezbollah s’est déclaré prêt à toutes les options, dont celle d’une « guerre ouverte » qui pourrait toucher la capitale libanaise et son centre-ville.
Profondément inquiets de cette grave...