L’économie américaine suit avec inquiétude
les violences au Proche-Orient
le 15 juillet 2006 à 00h00
Les économistes américains voient avec inquiétude la situation se dégrader au Proche-Orient, craignant un atterrissage brutal de la croissance aux États-Unis avec la flambée des prix du pétrole.
La crise est d’autant plus menaçante qu’elle coïncide avec une phase de ralentissement de l’économie américaine, qui doit réussir à passer la vitesse inférieure sans caler au passage.
« Les événements géopolitiques peuvent-ils transformer l’atterrissage en récession ? Absolument », estime Bernard Baumohl de l’Economic Outlook Group.
« L’escalade des violences au Proche-Orient et la hausse des taux d’intérêt dans le monde amènent à se demander si les États-Unis connaîtront un ralentissement beaucoup plus marqué au second semestre », selon lui.
Les conséquences pour l’économie américaine risquent d’être multiples.
D’abord par le biais de la consommation, car les voitures américaines absorbent à elles seules 11 % du pétrole mondial. Toute hausse des prix de l’essence vient amputer le pouvoir d’achat des consommateurs américains, par ailleurs lourdement endettés.
Hier, le département du Commerce a annoncé que les ventes de détail avaient reculé de 0,1 % en juin.
Or les dépenses de consommation représentent près des trois quarts de la croissance aux États-Unis. Si les Américains arrêtent de dépenser, c’est l’économie tout entière qui en paie le prix. La flambée des cours du pétrole menace aussi la stabilité des prix. « Les conditions des marchés pétroliers vont continuer de faire grimper l’inflation », avertit Peter Morici, professeur d’économie à l’université du Maryland.
L’économie risque aussi de payer le contrecoup des violences au Proche-Orient par une perte de confiance des investisseurs. Une chute de la Bourse atteint les Américains directement au portefeuille dans un pays où l’actionnariat populaire est très répandu.
« La persistance de l’essence chère, associée à une baisse des cours boursiers et une perte de confiance, ramènera la croissance des dépenses de consommation à 2,7 % au deuxième semestre », prédit Brian Bethune de Global Insight.
Les économistes américains voient avec inquiétude la situation se dégrader au Proche-Orient, craignant un atterrissage brutal de la croissance aux États-Unis avec la flambée des prix du pétrole.
La crise est d’autant plus menaçante qu’elle coïncide avec une phase de ralentissement de l’économie américaine, qui doit réussir à passer la vitesse inférieure sans caler au passage.
« Les événements géopolitiques peuvent-ils transformer l’atterrissage en récession ? Absolument », estime Bernard Baumohl de l’Economic Outlook Group.
« L’escalade des violences au Proche-Orient et la hausse des taux d’intérêt dans le monde amènent à se demander si les États-Unis connaîtront un ralentissement beaucoup plus marqué au second semestre », selon lui.
Les conséquences pour l’économie américaine...
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