COLLOQUE
Blanchiment : le secret bancaire n’a jamais
été absolu en Suisse
le 14 juillet 2006 à 00h00
À l’initiative du Cercle des ambassadeurs du Liban, présidé par Fouad Turk, l’ambassadeur de Suisse au Liban, François Barras, a donné une conférence à l’Association des banques sur le thème « Le secret bancaire en Suisse et la lutte contre le blanchiment d’argent ».
Le diplomate suisse a souligné que le secret bancaire n’a jamais été absolu en Suisse. Il a affirmé que depuis des années, son pays coopère au niveau international, en fournissant l’assistance judiciaire en matière pénale, qui implique la levée du secret bancaire. Le secret bancaire a été inscrit formellement dans la loi sur les banques en 1934.
François Barras a insisté sur le fait qu’il n’existe pas en Suisse de comptes anonymes contrairement à une opinion répandue. « Les banques doivent connaître leurs clients, le bénéficiaire du compte et le détenteur d’une éventuelle procuration. Le but du secret bancaire n’est pas de protéger les banques mais la sphère privée des clients », a-t-il dit. Il a affirmé que l’abus du secret bancaire à des fins criminelles est combattu en Suisse et que de nombreuses mesures de prévention ont été mises en place. La Suisse est aujourd’hui l’une des places financières les mieux réglementées notamment en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, la corruption et la restitution de fonds qui ont appartenu à des dictateurs. « La base de tout le système destiné à éviter les abus est le devoir de diligence du banquier et les règles “know your customer” », a-t-il dit.
Selon le diplomate suisse, le code pénal a rendu illégal le blanchiment d’argent sale en le définissant comme tout acte propre à entraver l’identification de l’origine des fonds. Le code pénal punit également le défaut de diligence en matière d’opérations financières en particulier l’omission de la vérification de l’ayant droit économique. Depuis 1990, plus de mille condamnations pour blanchiment d’argent ont été prononcées.
À l’initiative du Cercle des ambassadeurs du Liban, présidé par Fouad Turk, l’ambassadeur de Suisse au Liban, François Barras, a donné une conférence à l’Association des banques sur le thème « Le secret bancaire en Suisse et la lutte contre le blanchiment d’argent ».
Le diplomate suisse a souligné que le secret bancaire n’a jamais été absolu en Suisse. Il a affirmé que depuis des années, son pays coopère au niveau international, en fournissant l’assistance judiciaire en matière pénale, qui implique la levée du secret bancaire. Le secret bancaire a été inscrit formellement dans la loi sur les banques en 1934.
François Barras a insisté sur le fait qu’il n’existe pas en Suisse de comptes anonymes contrairement à une opinion répandue. « Les banques doivent connaître leurs clients, le...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.