Le Liban intensifie ses contacts diplomatiques dans l’espoir d’obtenir une intervention internationale qui mettrait fin à l’opération militaire israélienne.
Le Premier ministre a ainsi pris contact au téléphone avec nombre de dirigeants arabes et occidentaux pour leur expliquer la position du Liban par rapport à « l’agression » israélienne. M. Siniora a notamment appelé le président égyptien Hosni Moubarak, le Premier ministre britannique Tony Blair, et les ministres des Affaires étrangères de Russie, Sergueï Lavrov, d’Arabie saoudite, Saoud el-Fayçal, du Qatar, Hamad ben Jassem ben Jaber al-Thani, et de Chine, Li Tchao Ching, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa.
Le chef de la diplomatie russe et le Premier ministre ont souligné la nécessité de rétablir le calme à la frontière et de revenir à « des efforts diplomatiques ». « Les deux parties ont exprimé leur grave inquiétude face à la dangereuse dégradation de la situation à la frontière libano-israélienne », selon un communiqué du ministère russe.
« Ils ont souligné la nécessité de mettre rapidement un terme aux affrontements armés et de revenir à des efforts diplomatiques », précise le texte.
Le chef du gouvernement a en outre convoqué les ambassadeurs des États-Unis, Jeffrey Feltman, de Grande-Bretagne, James Watt, de France, Bernard Émié, de Chine, Liu Xianghua, ainsi que le représentant personnel du secrétaire général de l’ONU au Liban, Geir Pedersen, et le chargé d’affaires russe, puis les chefs des missions diplomatiques du Maroc, Ali Oumlil, du Qatar, Jaber ben Abdallah el-Souaydi, du Koweït, Ali Sleimane al-Saïd, du Soudan, Sayyed Ahmad al-Bakhit, d’Égypte, Hussein Darrar, d’Arabie saoudite, Abdel Aziz Khoja, des Émirats arabes unis, Mohammad Souaydi, du Yémen, Mohammad Abdel Aziz Qubaty, d’Algérie, Ibrahim ben Hassi ben Aouda, ainsi que les chargés d’affaires de Tunisie, de Jordanie et d’Irak, et le consul de Oman.
L’ambassadeur britannique a souligné à la presse qu’une escalade n’est dans l’intérêt de personne, rappelant que son gouvernement avait condamné mercredi l’opération menée par le Hezbollah contre Israël. « Nous demandons aux parties de prendre toutes les mesures nécessaires pour parvenir à une solution rapide, et nous incitons Israël à prendre des mesures étudiées », a-t-il ajouté.
De son côté, l’ambassadeur du Koweït a affirmé avoir fait part de la solidarité des pays arabes, soulignant que des contacts internationaux seront effectués dans le but de mettre fin au cycle de violence.
Parallèlement, le ministère des Affaires étrangères a envoyé à toutes les missions diplomatiques libanaises à l’étranger des circulaires exposant la position du gouvernement. Le secrétaire général du palais Bustros, Boutros Assaker, a à son tour donné ses instructions à la mission permanente du Liban à l’ONU pour communiquer la position libanaise au secrétaire général, ainsi qu’au président et aux membres de l’ONU.
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