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Pour un dialogue profond interchrétien

Qui aurait pu penser que les chrétiens du Liban continueraient d’être déçus, même après le retrait syrien le 26 avril 2005 ? Ces chrétiens qui, deux siècles durant, ont défendu leur pays contre plus d’un ennemi et qui viennent de donner 10 000 martyrs de leur meilleure jeunesse pour précisément défendre l’identité libanaise ? Les chefs politiques d’autres communautés libanaises, avec leurs bases, sont aussi en train de défendre le pays aujourd’hui, se joignant aux leaders chrétiens des années 1960 à 1988 pour proclamer leur attachement indéfectible à la patrie. Tous ces responsables sont désormais prêts à payer cher la défense du pays, politiquement, économiquement et socialement. On peut affirmer sans risque de se tromper qu’ils ont en quelque sorte déjà gagné, en partie, leur pari, si l’on compare les réactions populaires actuelles à celles d’avant la guerre d’avril 1975. Il n’empêche que le vrai problème des chrétiens du Liban demeure que leurs leaders, tant politiques que religieux, n’ont pas su, jusqu’à nos jours, passer à un dialogue interne profond et à des autocritiques sincères dans le but de régler les points de divergence encore nombreux entre eux, après 36 ans d’occupation étrangère. Par ailleurs, il est devenu urgent de moderniser les partis chrétiens en les dotant de programmes politiques, économiques et sociaux nouveaux. Comme il est devenu nécessaire de procéder à des réconciliations internes franches et sincères. Et définitives. Un dialogue profond interchrétien est, aujourd’hui, la vraie voie à une entente nationale générale qui réglera nombre de problèmes encore en suspens sur tous les plans. Gaby Jean CHAMI
Qui aurait pu penser que les chrétiens du Liban continueraient d’être déçus, même après le retrait syrien le 26 avril 2005 ? Ces chrétiens qui, deux siècles durant, ont défendu leur pays contre plus d’un ennemi et qui viennent de donner 10 000 martyrs de leur meilleure jeunesse pour précisément défendre l’identité libanaise ?
Les chefs politiques d’autres communautés libanaises, avec leurs bases, sont aussi en train de défendre le pays aujourd’hui, se joignant aux leaders chrétiens des années 1960 à 1988 pour proclamer leur attachement indéfectible à la patrie. Tous ces responsables sont désormais prêts à payer cher la défense du pays, politiquement, économiquement et socialement. On peut affirmer sans risque de se tromper qu’ils ont en quelque sorte déjà gagné, en partie, leur pari, si l’on...