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Actualités - Chronologie

Brésil-Ghana : quand la « Seleçao » rencontre l’Afrique

Une rencontre peu fréquente entre le Brésil et l’Afrique: le 8e de finale du Mondial 2006 de football entre la Seleçao, grande favorite du match, et le Ghana, « grande surprise du 1er tour », selon Carlos Alberto Parreira, promet un beau spectacle à Dortmund cet après-midi (18h). « Ils ont des caractéristiques proches des nôtres et cela va donner un très bon match », estime Ronaldinho. « Le football africain ressemble au football sud-américain et particulièrement au brésilien », analyse également le sélectionneur national brésilien, qui connaît bien le sujet pour avoir entraîné le Ghana au début de sa carrière en 1968 et 1969. « Aujourd’hui, la plupart des joueurs évoluent en Europe, ils n’ont plus ce côté innocent, ils connaissent le jeu, sont malins, savent appliquer une tactique. C’est une équipe respectable : agressive mais techniquement très bonne. C’est le premier Mondial du Ghana, mais ses joueurs ont de l’expérience », poursuit Parreira. Ce dernier souligne l’absence de la star ghanéenne Michael Essien, suspendu, mais met en garde contre Stephen Appiah, « à surveiller ». Le Brésil n’a pas souvent croisé des équipes d’Afrique noire. Il a battu le Cameroun (3-0) en 1994 et le Zaïre (3-0) en 1974, mais l’Afrique ne lui réussit pas bien pour autant. Le seul titre manquant au Brésil est la médaille d’or olympique. Sans Robinho À deux reprises, le Brésil s’est déjà fait éliminer par des équipes africaines qui devaient remporter le titre : le Cameroun (2000 à Sydney) et le Nigeria (1996 à Atlanta). Chez les moins de 20 ans en 2001 en Argentine, le Brésil, où jouaient Kaka, Luisao et Adriano, avait buté sur le futur finaliste... le Ghana d’Essien et Muntari. Carlos Alberto Parreira ne changera pas ses plans de bataille : « Il y a des précautions d’usage, mais le Brésil ne change pas son jeu en fonction de l’adversaire, c’est l’adversaire qui change son jeu en fonction du Brésil. Nous voulons imposer notre jeu. » Le sélectionneur, qui aurait pu avoir la velléité de changer son schéma tactique avec les bonnes entrées en jeu de Robinho, a enregistré le forfait du jeune prodige du Real et devrait donc revenir au prometteur mais laborieux « carré magique » initial (1-0 contre Croatie, 2-0 contre Australie) avec en pointe Adriano et Ronaldo, qui a égalé le record de Gerd Müller (14 buts en Coupe du monde). Si le jeu s’avèrait statique, il pourrait alors choisir de faire entrer Juninho, qui se profile une nouvelle fois comme le 12e homme. Parreira se méfie en tout cas de la surprise ghanéenne : « Ils n’ont rien à perdre. Ils jouent contre le quintuple champion du monde. Ils seront des francs-tireurs. » Caméléon Côté ghanéen, l’absence d’Essien en milieu de terrain risque de peser, mais le rusé sélectionneur serbe du Ghana, Ratomir Dujkovic, estime qu’il y a moyen de jouer un mauvais tour au champion du monde. « Je crois que nous pouvons les éliminer parce qu’ils ne s’appliquent plus autant qu’avant avec toutes ces stars », estime Dujkovic. Celui-ci a su faire du Ghana un caméléon footballistique qui change perpétuellement de jeu et de système selon les opportunités. Parfois ultradéfensif, parfois très offensif, le Ghana, l’équipe qui a commis le plus de fautes (76) au premier tour (contre 35 au Brésil qui en a commis le moins), devrait essayer de couper et ralentir le jeu au maximum pour éviter d’être asphyxié par les Brésiliens. S’il y réussit, ce ne sera sans doute pas le feu d’artifice attendu. Gros mots et vengeance pour Parreira « On va voir maintenant, fils de p... Dire qu’il y en a qui voulaient que Ronaldo ne joue pas ! »: c’est ce qu’a affirmé le sélectionneur brésilien Carlos Alberto Parreira après le 2e but de Ronaldo contre le Japon, selon l’émission vedette de la télévision brésilienne Globo. Cette chaîne a embauché pour son émission Fantastico trois adolescents sourds sachant lire sur les lèvres pour décoder ce que disent les Brésiliens sur le terrain. Ainsi, après le deuxième but de Ronaldo contre le Japon (4-1) jeudi dernier, Parreira explose sur le banc à grand renfort de gros mots pour exprimer sa colère contre ceux qui critiquaient le « phénomène ». Face à l’Australie, Parreira s’enerve cette fois contre Adriano à qui il reproche son mauvais placement : « C’est tout faux ! » hurle-t-il. Les trois jeunes ont également décodé les consignes du milieu de terrain Emerson, dont on voit qu’il est un des meneurs de l’équipe, à Ronaldinho : « Joue, joue (travaille, travaille) et boum ! » La vidéo peut être consultée à l’adresse http://globoesporte.globo.com/
Une rencontre peu fréquente entre le Brésil et l’Afrique: le 8e de finale du Mondial 2006 de football entre la Seleçao, grande favorite du match, et le Ghana, « grande surprise du 1er tour », selon Carlos Alberto Parreira, promet un beau spectacle à Dortmund cet après-midi (18h).
« Ils ont des caractéristiques proches des nôtres et cela va donner un très bon match », estime Ronaldinho. « Le football africain ressemble au football sud-américain et particulièrement au brésilien », analyse également le sélectionneur national brésilien, qui connaît bien le sujet pour avoir entraîné le Ghana au début de sa carrière en 1968 et 1969.
« Aujourd’hui, la plupart des joueurs évoluent en Europe, ils n’ont plus ce côté innocent, ils connaissent le jeu, sont malins, savent appliquer une tactique. C’est une...