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Espionnage américain des transactions financières : la Belgique enquête

Le ministère belge de la Justice a annoncé samedi le lancement d’enquêtes sur l’espionnage par le gouvernement américain, dans le cadre de sa lutte contre le terrorisme, des transactions financières internationales passant par la société Swift, basée en Belgique. L’affaire a été révélée vendredi par la presse US, et a rebondi samedi en Belgique et aux Pays-Bas, où la presse a affirmé que des ministres et les Banques centrales des deux pays étaient au courant des opérations d’espionnage menées par les Américains. La ministre belge de la Justice, Laurette Onkelinx, a démenti avoir été informée. La Banque nationale de Belgique, qui est le « superviseur principal » de Swift, selon le site Internet de l’entreprise, a reconnu être au courant de la transmission d’informations aux autorités US. Selon la radio publique néerlandaise, la Banque nationale des Pays-Bas (DNB), qui participe à la supervision de Swift, était elle aussi informée. Contactée par l’AFP, la DNB n’était cependant pas joignable pour commenter cette information. Pour sa part, le vice-président américain, Dick Cheney, a estimé que ce programme secret d’espionnage était légal et représentait une arme « absolument essentielle » dans la lutte contre le terrorisme, a rapporté samedi le quotidien New York Times. M. Cheney a reproché aux médias d’avoir dévoilé ce programme : « Ce que je trouve le plus gênant dans cette histoire est le fait que des médias s’arrogent le droit de divulguer des programmes de sécurité nationale de premier ordre, et ce faisant, rendent plus difficile pour nous l’arrêt de nouvelles attaques contre le peuple américain. »
Le ministère belge de la Justice a annoncé samedi le lancement d’enquêtes sur l’espionnage par le gouvernement américain, dans le cadre de sa lutte contre le terrorisme, des transactions financières internationales passant par la société Swift, basée en Belgique. L’affaire a été révélée vendredi par la presse US, et a rebondi samedi en Belgique et aux Pays-Bas, où la presse a affirmé que des ministres et les Banques centrales des deux pays étaient au courant des opérations d’espionnage menées par les Américains. La ministre belge de la Justice, Laurette Onkelinx, a démenti avoir été informée. La Banque nationale de Belgique, qui est le « superviseur principal » de Swift, selon le site Internet de l’entreprise, a reconnu être au courant de la transmission d’informations aux autorités US. Selon la...