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« Un appel à l’édification d’un avenir constitutionnel », affirme Rizk

Le ministre de la Justice, Charles Rizk, a estimé hier que les propos tenus par le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, dans son homélie dominicale représentent « un appel à l’édification d’un avenir constitutionnel ». Commentant, dans une interview accordée à la Voix du Liban, la polémique locale autour de la non-invitation du président Émile Lahoud et des accusations portées à ce sujet contre la France, le ministre a déclaré : « Nos relations avec la France sont historiques, culturelles et politiques. Nous devons les préserver à tout prix. Le patriarche a le regard tourné toujours vers l’avenir car c’est un homme réaliste. Je vois dans ses propos un appel lancé à tous les Libanais pour qu’ils s’unissent afin que la transition présidentielle se déroule, quel que soit le moment auquel elle aura lieu, de la façon démocratique et constitutionnelle sur laquelle le patriarche insiste. Ce que Sa Béatitude a affirmé aujourd’hui (hier), c’est aussi un appel à l’édification d’un avenir constitutionnel libanais sur des bases juridiques prévues par notre système politique. » Selon lui, l’important n’est pas seulement le changement de personnes au niveau de la présidence, « mais aussi le fait de paver la voie à un nouveau style politique qui sera incarné par le président et qui tiendra compte des changements » dans la région et au niveau international. Rappelant que le patriarche a été le premier à mettre fin au débat confessionnel autour de la présidence de la République, M. Rizk a estimé qu’il est faux de penser qu’un président fort au plan maronite serait le plus habilité à assumer la présidence de l’État. Le chef de l’Église maronite souligne régulièrement que le chef de l’État doit incarner l’unité nationale, a ajouté le ministre. « Si un sondage avait été effectué en 1943 pour savoir qui les maronites voulaient comme président, le résultat n’aurait pas été en faveur de l’élection du président Béchara el-Khoury, mais en faveur du président Émile Eddé. Si le même sondage avait été effectué sous le mandat du président Fouad Chéhab, ce dernier n’aurait pas été élu parce qu’il n’était pas le plus populaire chez les maronites », a-t-il dit, soulignant que les présidents Fouad Chéhab et Béchara el-Khoury, ainsi que le président Camille Chamoun au début de son mandat, avaient réussi à être les plus forts au niveau libanais parce que leur représentativité dépassait leur communauté. Sur un autre plan, M. Rizk a estimé qu’une solution est possible à l’affaire de la non-invitation du président Émile Lahoud au sommet de la francophonie « pour peu que la volonté d’y parvenir existe ».
Le ministre de la Justice, Charles Rizk, a estimé hier que les propos tenus par le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, dans son homélie dominicale représentent « un appel à l’édification d’un avenir constitutionnel ».
Commentant, dans une interview accordée à la Voix du Liban, la polémique locale autour de la non-invitation du président Émile Lahoud et des accusations portées à ce sujet contre la France, le ministre a déclaré : « Nos relations avec la France sont historiques, culturelles et politiques. Nous devons les préserver à tout prix. Le patriarche a le regard tourné toujours vers l’avenir car c’est un homme réaliste. Je vois dans ses propos un appel lancé à tous les Libanais pour qu’ils s’unissent afin que la transition présidentielle se déroule, quel que soit le moment auquel...