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SCULPTURE David Smith à Beaubourg (1906-1965): un artiste du métal

Inconnu en France alors que son œuvre bat des records de prix aux États-Unis, le sculpteur américain David Smith (1906-1965) bénéficie pour la première fois à Paris d’une exposition monographique qui entend faire découvrir un artiste à «la rare qualité de sculpture et d’invention». 46 sculptures et 12 dessins issus de collections publiques ou privées, souvent américaines, sont présentés au Centre Pompidou jusqu’au 21 août, dans «David Smith – sculptures 1933-1964», une exposition conçue à New York à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de l’artiste. Absent des collections publiques françaises, David Smith, originaire de l’Indiana où il est né en 1906, est pourtant considéré comme un précurseur dans le travail du métal soudé et dans l’emploi de matériaux industriels. Dès ses débuts artistiques dans les années 30, il soude le fer, assemble l’acier, avec quelques incursions dans le bronze. Il fut d’ailleurs, pendant les années de guerre,... soudeur – et membre du syndicat des métallurgistes – dans les tanks et les locomotives. Smith «travaille avec des éléments de récupération, des pièces de chaudière, de tracteurs», indique la commissaire de l’exposition Isabelle Monod-Fontaine. Très marqué par l’art de Picasso à ses débuts, Smith subit l’empreinte de «l’atmosphère surréaliste, le collage, l’idée de monter ensemble des éléments et leur donner une signification», ajoute Mme Monod-Fontaine. «Nous avons voulu nous concentrer pour cette exposition sur les moments les plus forts d’une carrière qui s’étale sur une trentaine d’années», interrompue par la mort de l’artiste dans un accident de voiture, précise-t-elle. L’exposition présente ainsi des pièces tirées des séries sur lesquelles travaillait l’artiste, telles que Agricola, Tanktotem, Voltri ou Cubi. C’est d’ailleurs une œuvre de cette dernière série, Cubi XXVIII, réalisée peu avant la mort de Smith, qui a battu des records de prix après avoir été vendue 23,8 millions de dollars chez Sotheby’s le 10 novembre 2005 à New York. Les œuvres, de quelques dizaines de cm de hauteur à ses débuts, sont «très chargées, symbolistes, surréalistes. Puis elles deviennent de plus en plus dépouillées, de plus en plus monumentales et pourtant de plus en plus aériennes, jusqu’aux Cubi en acier inoxydable, dont le travail du reflet argenté créé la légèreté», ajoute la commissaire. L’exposition, présentée à Paris dans une salle unique dont le parcours en longues travées permet de voir les œuvres sous tous leurs aspects, avait été inaugurée, avec une centaine d’œuvres, au musée Guggenheim de New York au printemps. Elle partira ensuite à la Tate Modern à Londres du 1er novembre 2006 au 21 janvier 2007. Fabienne FAUR (AFP)

Inconnu en France alors que son œuvre bat des records de prix aux États-Unis, le sculpteur américain David Smith (1906-1965) bénéficie pour la première fois à Paris d’une exposition monographique qui entend faire découvrir un artiste à «la rare qualité de sculpture et d’invention».
46 sculptures et 12 dessins issus de collections publiques ou privées, souvent américaines, sont présentés au Centre Pompidou jusqu’au 21 août, dans «David Smith – sculptures 1933-1964», une exposition conçue à New York à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de l’artiste.
Absent des collections publiques françaises, David Smith, originaire de l’Indiana où il est né en 1906, est pourtant considéré comme un précurseur dans le travail du métal soudé et dans l’emploi de matériaux industriels.
Dès ses...