L’équipe du Mexique, qui a accumulé erreurs et maladresses, s’est pourtant qualifiée pour les huitièmes du Mondial 2006 de football (groupe D), malgré sa défaite (1-2) face à un Portugal qui lui était supérieur, hier à Gelsenkirchen.
Un penalty bêtement concédé, un autre raté, une expulsion pour contestation : les joueurs aztèques ont tout fait pour laisser la voie libre à leurs adversaires. Mais le match nul de l’Angola contre l’Iran (1-1) leur permet de continuer leur route dans ce tournoi.
Aucune pression ne pesait en revanche sur les épaules des Portugais déjà qualifiés. Le gardien Ricardo pouvait se permettre de crocheter Bravo à la 1re minute de jeu. Puis Simao s’enfonçait à gauche et trouvait un Maniche démarqué dans l’axe (1-0, 6).
Ce but rapidement encaissé avait pour effet de stresser le Mexique. Les hommes de Ricardo La Volpe, pas à l’abri si, dans le même temps, l’Angola battait largement l’Iran déjà éliminé, semblaient paralysés par l’enjeu.
Une jolie percée de Fonseca sur le côté droit de la surface suivie d’une frappe stoppée par Ricardo (2) et une reprise de volée spectaculaire de Bravo (8) n’effaçaient pas l’impression d’une équipe brouillonne.
Il était difficile de comprendre comment le capitaine Marquez pouvait commettre une faute de débutant en touchant le ballon de la main sur un corner. Simao ne se posait pas la question, pas plus qu’il n’était perturbé par la danse de Sanchez sur sa ligne, et transformait le penalty (2-0, 24).
Sang-froid
Derrière une défense aux abois, Sanchez sauvait la face devant Helder Postiga (28).
Tout marchait donc à l’envers pour le Mexique. Mais en football, il suffit de peu pour se remettre en selle. Et les Aztèques allaient d’un coup trouver le bon rythme.
Une reprise à bout portant de Bravo était arrêtée miraculeusement par le gardien (29). Qu’importe, sur le corner qui suivait, la tête décroisée de Fonseca était au fond (2-1, 29). La clameur des supporteurs verts résonnait alors comme un immense « Goool » sous le toit fermé de l’Arena.
On passait près d’un « bis » quand Fonseca puis Marquez manquaient un centre fuyant (45). Et c’était le même délire quand l’arbitre sifflait un penalty pour une main de Miguel (57). Mais Bravo voulait frapper si fort qu’il l’expédiait dans les tribunes...
Trois minutes plus tard, Perez croyait bon de réclamer vertement un second penalty. Déjà averti, il était exclu (61). Et Bravo manquait une autre balle d’égalisation (64). Cela faisait beaucoup en un seul match.
« Quand on contrôle le ballon il faut marquer et c’est ce que nous n’avons pas su faire. Je crois toujours que notre problème principal est la finition », expliquait La Volpe, le sélectionneur du Mexique, après la rencontre.
Les Portugais gardaient leur sang-froid, à l’image d’un Tiago (66) ou d’un Maniche (75) très relâchés au moment de frapper au but. Trop peut-être, au goût de leur sélectionneur Scolari. « Mon équipe a eu de bonnes phases, particulièrement du premier quart d’heure à l’heure de jeu. Après nous étions en supériorité numérique et nous aurions dû mieux contrôler la partie », selon lui.
Un ballon mal relancé par le gardien mexicain Sanchez vers un partenaire inattentif lui coûtait presque un troisième but (87). Le résultat de l’autre match du groupe (Angola-Iran, 1-1) avait de quoi soulager tout le Mexique
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’équipe du Mexique, qui a accumulé erreurs et maladresses, s’est pourtant qualifiée pour les huitièmes du Mondial 2006 de football (groupe D), malgré sa défaite (1-2) face à un Portugal qui lui était supérieur, hier à Gelsenkirchen.
Un penalty bêtement concédé, un autre raté, une expulsion pour contestation : les joueurs aztèques ont tout fait pour laisser la voie libre à leurs adversaires. Mais le match nul de l’Angola contre l’Iran (1-1) leur permet de continuer leur route dans ce tournoi.
Aucune pression ne pesait en revanche sur les épaules des Portugais déjà qualifiés. Le gardien Ricardo pouvait se permettre de crocheter Bravo à la 1re minute de jeu. Puis Simao s’enfonçait à gauche et trouvait un Maniche démarqué dans l’axe (1-0, 6).
Ce but rapidement encaissé avait pour effet de stresser le...