IRAN
Ahmadinejad en butte aux critiques
des économistes
le 16 juin 2006 à 00h00
Un groupe de 50 économistes iraniens a critiqué hier, dans une lettre ouverte au président Mahmoud Ahmadinejad, le caractère « précipité », et le « manque d’expérience et de connaissance » de son gouvernement, qui risque, selon eux, de « perpétuer l’inflation ». Cette dernière a été fixée à 12,1 % par la Banque centrale pour l’année iranienne terminée le 20 mars, mais des experts indépendants estiment que le taux réel est plus proche du double de ce chiffre. Dans leur lettre, publiée dans la presse iranienne, les économistes soulignent aussi « la détérioration de la situation en matière de risques à l’investissement, la fuite des capitaux et des cerveaux à l’étranger, et la baisse du chiffre de croissance qui en résulte ».
Les économistes, qui comptent notamment des universitaires réputés en Iran, remarquent que la hausse des prix mondiaux du pétrole, dont l’Iran est gros exportateur, a eu un effet pervers en débouchant sur un accroissement de 34 % de la masse monétaire sur l’année iranienne écoulée, par le biais d’injections de fonds publics dans le circuit économique. Ces dernières peuvent « seulement entraîner un gonflement du poids de l’État et l’inefficacité des compagnies et banques d’État », selon eux. Parallèlement, les économistes critiquent l’ordre donné par le gouvernement aux banques de baisser les taux d’intérêt.
« Le gouvernement a adopté une politique monétaire expansionniste, qui va à l’encontre de la politique macroéconomique du quatrième plan de développement (2005-2010) », notent-ils.
Ils estiment donc que cette politique, en conjonction avec « l’instabilité politique, les menaces internationales et la baisse des taux d’intérêt, peut réveiller la bête de l’inflation ».
L’Iran est sous la menace de sanctions potentielles s’il refuse de suspendre son programme nucléaire controversé.
Au bout du compte, disent-ils à l’adresse de M. Ahmadinejad, « si les politiques de votre gouvernement se poursuivent, elles ne peuvent qu’aggraver la situation et amoindrir la confiance de la population envers le gouvernement ».
Un groupe de 50 économistes iraniens a critiqué hier, dans une lettre ouverte au président Mahmoud Ahmadinejad, le caractère « précipité », et le « manque d’expérience et de connaissance » de son gouvernement, qui risque, selon eux, de « perpétuer l’inflation ». Cette dernière a été fixée à 12,1 % par la Banque centrale pour l’année iranienne terminée le 20 mars, mais des experts indépendants estiment que le taux réel est plus proche du double de ce chiffre. Dans leur lettre, publiée dans la presse iranienne, les économistes soulignent aussi « la détérioration de la situation en matière de risques à l’investissement, la fuite des capitaux et des cerveaux à l’étranger, et la baisse du chiffre de croissance qui en résulte ».
Les économistes, qui comptent notamment des universitaires réputés...
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