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France-Suisse : un match nul, encore, entre vieilles connaissances

L’équipe de France, malgré son statut de tête de série, sait qu’elle n’a aucun respect à attendre dans son groupe G après avoir dû se contenter d’un 0-0 logique contre une équipe de Suisse que les Bleus n’arrivent décidément plus à battre. Avec un Zidane au meilleur de sa forme mais un Ribéry impressionné pour sa première titularisation, les Bleus, qui ont tangué en début de seconde période avant de finir fort, ont eu les occasions pour gagner, mais ont manqué de tranchant face au but. Et sans un Barthez décisif sur une tête de Gygax (67) et suppléé par son poteau sur un coup franc de Barnetta (24), ils auraient pu connaître une entame aussi désastreuse qu’au Mondial 2002, le souvenir que Zidane and co. entendent gommer en Allemagne. En gaspillant déjà deux points face aux Suisses, comme pendant les qualifications (0-0 au Stade de France, 1-1 au Stade de Suisse), les Bleus n’ont pas débuté de la meilleure des façons leur reconquête. Ils n’auront plus le droit à l’erreur contre la Corée du Sud, dimanche à Leipzig. Les poteaux, qui avaient été contre les Bleus en 2002, ont au moins été avec eux cette fois sur la meilleure occasion suisse : sur un coup franc tiré par Barnetta que ni Senderos ni Frei, couverts par Thuram, ne parvenaient à prolonger, le ballon heurtait le montant gauche de Barthez avant de revenir sur Frei qui, en déséquilibre, mettait au-dessus (24e) ! En première période, les Français ont toutefois globalement davantage tiré au but, même s’ils étaient parfois coupables de trop hésiter dans la surface. Sur un tir de Henry (37e), ils auraient peut-être pu obtenir un penalty après la main – involontaire mais bras décollé du corps – de Patrick Muller. Wiltord décevant Le gardien suisse Zuberbohler, qui avait vu avec soulagement passer au-dessus de sa barre la tête de Henry (6e) et le tir de Ribéry (31e), n’a eu qu’à intervenir sur trois tirs peu appuyés de Henry (32e, 39e, 45e), celui qui avait manqué sur blessure les deux matches de qualification contre les Suisses. Zidane, lui, ne faisait pas ses 33 ans malgré la chaleur, montrant un allant et distillant des passes vers l’avant rassurantes. La température très élevée sur Stuttgart n’annonçait toutefois pas forcément du bon pour les Français, à la moyenne d’âge canonique si on la compare à la jeunesse suisse. On voyait ainsi Wiltord, décevant hier, repris par Senderos (59e), et le ballon revenir avec de plus en plus d’insistance dans le camp français. Barnetta semait la panique dans la défense française (62e), Barthez sortait les poings sur un coup de Magnien (65e) puis le grand jeu sur une tête de Gygax (67e), oublié au second poteau. Les Bleus tiraient la langue et Ribéry, inexistant en seconde période, laissait sa place à Saha (70e). L’équipe de France terminait toutefois beaucoup mieux, avec des entrées en jeu intéressantes de l’attaquant de Manchester United, mais aussi celle de Vikash Dhorasoo. C’est d’ailleurs le milieu du Paris-SG qui se procurait la dernière occasion dans un match que les Français terminaient pied au plancher, mais sa frappe tendue frôlait le poteau (90e). Les Suisses, soulagés, pouvaient s’en aller célébrer ce 0-0 comme une victoire devant leurs très nombreux supporteurs. Les voilà outsiders de la compétition.
L’équipe de France, malgré son statut de tête de série, sait qu’elle n’a aucun respect à attendre dans son groupe G après avoir dû se contenter d’un 0-0 logique contre une équipe de Suisse que les Bleus n’arrivent décidément plus à battre.
Avec un Zidane au meilleur de sa forme mais un Ribéry impressionné pour sa première titularisation, les Bleus, qui ont tangué en début de seconde période avant de finir fort, ont eu les occasions pour gagner, mais ont manqué de tranchant face au but.
Et sans un Barthez décisif sur une tête de Gygax (67) et suppléé par son poteau sur un coup franc de Barnetta (24), ils auraient pu connaître une entame aussi désastreuse qu’au Mondial 2002, le souvenir que Zidane and co. entendent gommer en Allemagne.
En gaspillant déjà deux points face aux Suisses, comme pendant...