Rapport
La guerre contre le terrorisme
est « une diversion dangereuse »
le 13 juin 2006 à 00h00
La guerre contre le terrorisme est « une diversion dangereuse (...) largement contre-productive » et le « risque d’attaques terroristes du style de New York, Madrid ou Londres est accru et non diminué », selon le Oxford Research Group dans un rapport très critique publié hier. Se basant sur une étude de 18 mois, ce groupe de réflexion indépendant basé au sein de la prestigieuse Université d’Oxford estime que la guerre contre le terrorisme « crée plus de supporteurs du terrorisme qu’elle n’en élimine » et vise plus à « maintenir un statu quo militaire qu’à prendre en compte les racines du problème ». En fait, « le risque de futures attaques terroristes de l’échelle de celles qui ont frappé New York (le 11 septembre 2001), Madrid (le 11 mars 2004) et Londres (le 7 juillet 2005) est accru, pas diminué », accuse ce rapport.
L’Irak et l’Afghanistan « sont de plus en plus instables et violents et le mouvement el-Qaëda est toujours aussi actif », insiste ce document, rédigé notamment par Paul Rogers, professeur à l’Université de Bradford. Cette politique sécuritaire de type militaire qui engloutit des centaines de milliards de dollars est en fait « vouée à l’échec à long terme », juge le Oxford Research Group, car elle néglige des menaces à la sécurité mondiale beaucoup plus « sérieuses, durables et destructrices ». Et le rapport de citer le changement climatique, le surarmement planétaire ou la compétition accrue pour les ressources comme le pétrole, le gaz ou l’eau. Ces phénomènes sont de nature à entraîner des pertes en vies humaines d’une ampleur « inégalée par les autres menaces potentielles existantes, y compris par le terrorisme », insiste le rapport, sans cependant citer de chiffres.
La guerre contre le terrorisme est « une diversion dangereuse (...) largement contre-productive » et le « risque d’attaques terroristes du style de New York, Madrid ou Londres est accru et non diminué », selon le Oxford Research Group dans un rapport très critique publié hier. Se basant sur une étude de 18 mois, ce groupe de réflexion indépendant basé au sein de la prestigieuse Université d’Oxford estime que la guerre contre le terrorisme « crée plus de supporteurs du terrorisme qu’elle n’en élimine » et vise plus à « maintenir un statu quo militaire qu’à prendre en compte les racines du problème ». En fait, « le risque de futures attaques terroristes de l’échelle de celles qui ont frappé New York (le 11 septembre 2001), Madrid (le 11 mars 2004) et Londres (le 7 juillet 2005) est accru, pas diminué...
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