Le Fonds met en garde contre l’épuisement du pétrole syrien
le 08 juin 2006 à 00h00
Le Fonds monétaire international (FMI) a mis en garde contre l’épuisement des ressources pétrolières de la Syrie, indiquant que le pays devra cesser d’exporter son pétrole en 2010, aggravant l’état de l’économie, dans un rapport obtenu hier par l’AFP.
« La récente flambée des prix pétroliers sur les marchés mondiaux a été bénéfique à court terme pour la Syrie, mais l’état de son économie s’aggravera à moyen ou long terme, et la Syrie deviendra un net importateur de pétrole aux alentours de 2010 », indique le FMI.
Selon le Fonds, « les revenus pétroliers nets du secteur pétrolier passeront d’un excédent de 500 millions de dollars en 2005 à un déficit de 4 milliards de dollars en 2015 » et leur part dans le PIB chutera de 8,8 % à zéro à cette date.
Le pétrole représente environ 70 % du total des exportations de la Syrie. Mais la production pétrolière tourne actuellement autour de 400 000 barils par jour en chute de quelque 200 000 b/j par rapport à 1997.
« La baisse des revenus pétroliers rendra plus difficile l’amélioration, voire le maintien du niveau de vie » des Syriens alors qu’un nombre considérable de jeunes grossit chaque année le marché du travail où le secteur public est pléthorique.
« Pour faire face à ces défis majeurs, souligne le FMI, un certain nombre de réformes ont été mises en œuvre pour encourager l’entreprise privée, libéraliser le système financier et ouvrir l’économie. »
Ces réformes qu’il faut poursuivre et élargir ont contribué à une « amélioration des performances économiques » de la Syrie, malgré les aléas politiques, estime le FMI.
Ainsi, « la croissance réelle du secteur non pétrolier, soutenue notamment par l’investissement privé et les exportations, s’est reprise en 2004-2005. Cette croissance, selon le FMI qui cite des chiffres préliminaires, a été de 5,5 % en 2005 contre 5 % en 2004 ». Les perspectives pour 2006 sont plutôt bonnes, ajoute-t-il.
Le rapport souligne à ce propos que « l’excès de liquidités des pays pétroliers du Golfe ainsi que l’amélioration des perspectives d’investissement ont joué un rôle dans la forte croissance de l’investissement privé ».
Mais la croissance économique a été accompagnée d’une forte hausse de l’inflation, située à 7 % fin décembre 2005 contre 4,5 % en 2004.
Les responsables syriens ont récemment indiqué que le pays a besoin de 37 milliards de dollars d’investissements sur les cinq prochaines années afin d’assurer un taux de croissance de 7 % et de réduire le chômage endémique et la pauvreté.
Le Fonds monétaire international (FMI) a mis en garde contre l’épuisement des ressources pétrolières de la Syrie, indiquant que le pays devra cesser d’exporter son pétrole en 2010, aggravant l’état de l’économie, dans un rapport obtenu hier par l’AFP.
« La récente flambée des prix pétroliers sur les marchés mondiaux a été bénéfique à court terme pour la Syrie, mais l’état de son économie s’aggravera à moyen ou long terme, et la Syrie deviendra un net importateur de pétrole aux alentours de 2010 », indique le FMI.
Selon le Fonds, « les revenus pétroliers nets du secteur pétrolier passeront d’un excédent de 500 millions de dollars en 2005 à un déficit de 4 milliards de dollars en 2015 » et leur part dans le PIB chutera de 8,8 % à zéro à cette date.
Le pétrole représente environ 70 % du...
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