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Actualités - Opinion

Qu’importent les secousses politiques, l’économie tient bon

La situation économique n’est peut-être pas glorieuse. Elle porte en elle, cependant, de nombreux éléments d’espoir. Pour le ministre des Finances, Jihad Azour, certains développements économiques survenus dernièrement méritent d’être pris en ligne de compte car ils auront des répercussions positives sur la situation générale dans le pays. Aux pessimistes, le ministre rappelle que le gouvernement, fort de ces succès, s’efforce toujours de parvenir aux réformes nécessaires avant la tenue du congrès Beyrouth I. En vérité, le gouvernement tâchait d’élaborer des idées dans le cadre d’un projet général de réformes économiques visant à redresser la situation financière et économique du pays. Faut-il rappeler que ce fameux document de réformes avait été contesté par les forces politiques de l’opposition, le CPL et le Hezbollah en tête ? Dans la rue, toutes les forces politiques de l’opposition étaient descendues scander leur opposition aux réformes. Au cabinet, les ministres chiites et d’autres proches du chef de l’État avaient le pouvoir d’entraver ces projets de réformes et n’y manquaient pas. Le ministre des Finances avait élaboré un plan économique, espérant le « négocier » en Conseil des ministres avant de le faire voter par le Parlement. Cette idée est quasiment tombée à l’eau. Jihad Azour assure, en revanche, qu’il est déterminé à aller jusqu’au bout, c’est-à-dire à mener les réformes nécessaires que le Liban s’est déjà engagé à respecter lors du congrès Paris I. En pratique, M. Azour propose d’attaquer les sujets économiques épineux l’un après et l’autre, et d’abandonner la feuille de route controversée, craignant qu’elle ne soit une nouvelle fois en proie aux échanges politiques les plus virulents. Faut-il encore rappeler que le gouvernement entend bien préparer le congrès Beyrouth I avant que les réformes ne deviennent encore plus coûteuses ? Il faudrait dire aussi que les responsables libanais poursuivent leurs réunions avec les dirigeants du FMI dans l’idée (encore) de préparer le congrès Beyrouth I. Pour en revenir au leitmotiv du ministre des Finances, la tension politique et ses répercussions négatives sur le travail des institutions, et celui du gouvernement en particulier, n’affecteraient plus la situation économique. Entre janvier et avril 2006, la balance des paiements a enregistré un excédent d’un milliard et 400 millions de livres. Ce qui est un record historique pour cette même période de l’année. Dans la pratique, ce bon point pour le gouvernement ne pourrait avoir que des répercussions positives sur la tenue de Beyrouth I. Un autre élément positif serait les avoirs des banques qui sont passés à 66 milliards de dollars en 2006. Récemment, le Liban a reçu des dépôts d’une valeur de 4 milliards de dollars. Ce qui confirme la confiance dans le secteur bancaire et donne une preuve que la politique suivie par la Banque centrale en coopération avec l’Association des banques et les organismes économiques était une politique réussie qui a fait ses preuves sur le plan financier. Bien entendu, cette lecture est celle de personnes qui croient dans l’économie de ce pays. Philippe ABI-AKL
La situation économique n’est peut-être pas glorieuse. Elle porte en elle, cependant, de nombreux éléments d’espoir. Pour le ministre des Finances, Jihad Azour, certains développements économiques survenus dernièrement méritent d’être pris en ligne de compte car ils auront des répercussions positives sur la situation générale dans le pays. Aux pessimistes, le ministre rappelle que le gouvernement, fort de ces succès, s’efforce toujours de parvenir aux réformes nécessaires avant la tenue du congrès Beyrouth I.
En vérité, le gouvernement tâchait d’élaborer des idées dans le cadre d’un projet général de réformes économiques visant à redresser la situation financière et économique du pays. Faut-il rappeler que ce fameux document de réformes avait été contesté par les forces politiques de...