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Actualités - Chronologie

Le Hezbollah accuse la majorité d’alimenter les « dissensions confessionnelles »

Le Hezbollah a accusé hier la majorité parlementaire d’« alimenter les dissensions confessionnelles », à la suite des émeutes de jeudi soir provoquées par la satire du programme de la LBC Basmat Watan contre le secrétaire général du parti chiite, Hassan Nasrallah. « Le comité de suivi des forces du 14 Mars a amplifié ces événements pour alimenter les dissensions confessionnelles et inciter à un conflit interne », a estimé le Hezbollah dans un communiqué. « Un tel rassemblement, qui se dit être la majorité, n’a pas le droit de gouverner et d’adopter dans le même temps un comportement qui incite aux dissensions dans le pays », ajoute le texte, soulignant que les accusations lancées par la majorité au sujet des émeutes ne correspondent pas aux faits tels qu’ils ont été relatés par les rapports des forces de l’ordre. De son côté, le conseiller politique de sayyed Hassan Nasrallah, Hassan Khalil, a critiqué le ministre de l’Information, Ghazi Aridi, l’accusant d’avoir pris fait et cause en faveur de la LBC. « M. Aridi a montré, en prenant position pour la LBC, qu’il était un ministre partisan qui exécute les directives des forces du 14 Mars », a-t-il déclaré à la presse. Par ailleurs, lors d’une cérémonie à Sohmor (Békaa-Ouest) en hommage au combattant du Hezbollah tué la semaine dernière lors des affrontements à la frontière libano-israélienne, le chef du conseil exécutif de la formation chiite, Hachem Safieddine, a tiré à boulets rouges sur le ministre de l’Intérieur par intérim, Ahmad Fatfat, lui imputant la responsabilité des événements. « Si on veut être juste, il faut admettre que le premier responsable de ce qui s’est passé au cours des deux derniers jours, tant pour ce qui est des causes restées sans solutions que pour la façon d’agir sur le terrain, est le ministre de l’Intérieur par intérim », a-t-il affirmé. « Au lieu de s’acquitter de sa mission et de rechercher les causes de ce qui s’est passé avec sagesse, le responsable de la sécurité au Liban a préféré se livrer à des déclarations incitant aux dissensions confessionnelles. C’est donc lui en premier qui suscite des problèmes supplémentaires au Liban et sur les scènes confessionnelles », a-t-il lancé. Quant au président du bloc parlementaire du Hezbollah, le député Mohammad Raad, il s’en est pris hier à « une presse qui adopte une méthode suspecte en situant le problème uniquement au niveau de l’expression de la colère des gens descendus dans la rue et oubliant l’atteinte portée au chef de la Résistance ». « En réalité, cela témoigne d’une faillite et d’une faiblesse », a ajouté M. Raad, appelant tout de même à « contrôler les colères » et à « s’armer de patience ». « Nous sommes ouverts à toutes les solutions préservant la patrie parce que nous n’avons pas une mentalité confessionnelle ou sectaire et nous ne voulons pas que les gens perdent la boussole et ne sachent plus distinguer l’ami de l’ennemi », a-t-il assuré. À signaler d’autre part qu’une délégation du Hezbollah doit se rendre ce matin à Bkerké pour une rencontre avec le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir.
Le Hezbollah a accusé hier la majorité parlementaire d’« alimenter les dissensions confessionnelles », à la suite des émeutes de jeudi soir provoquées par la satire du programme de la LBC Basmat Watan contre le secrétaire général du parti chiite, Hassan Nasrallah.
« Le comité de suivi des forces du 14 Mars a amplifié ces événements pour alimenter les dissensions confessionnelles et inciter à un conflit interne », a estimé le Hezbollah dans un communiqué.
« Un tel rassemblement, qui se dit être la majorité, n’a pas le droit de gouverner et d’adopter dans le même temps un comportement qui incite aux dissensions dans le pays », ajoute le texte, soulignant que les accusations lancées par la majorité au sujet des émeutes ne correspondent pas aux faits tels qu’ils ont été relatés par les rapports des...