La dernière escalade militaire au Liban-Sud reste un sujet de débat entre les différents acteurs politiques. Est-il besoin de rappeler que l’assassinat à Saïda de deux responsables du Jihad islamique, les tirs de roquettes et les représailles de l’aviation israélienne constituaient la confrontation la plus violente depuis le retrait israélien du 25 mai 2000 ? Tout cela s’est terminé par un-cessez-le-feu conclu à la faveur de pressions internationales.
Chaque belligérant a tiré profit, à sa manière, de cette nouvelle flambée de violence. Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU était pressé de voir s’appliquer les résolutions 1559 et 1680, de voir l’armée se déployer au Sud, de voir les milices palestiniennes et le Hezbollah désarmés, les factions palestiniennes d’obédience syrienne et ce même Hezbollah voulaient rappeler qu’ils avaient d’autres priorités, à savoir le retrait israélien des terres occupées, toutes les terres occupées...
Car il est vrai qu’aucune organisation libanaise ou palestinienne n’a assumé la responsabilité des tirs de roquettes. Mais il n’est que les naïfs pour croire que le Hezbollah, qui règne en maître sur cette zone du Sud (où l’armée libanaise s’illustre par son absence), ne savait pas qui se tenait derrière les tirs de roquettes. Une nouvelle fois, l’ « omerta » de la guérilla a fait ses preuves.
Pour rafraîchir la mémoire, tout avait (re)commencé lorsque deux responsables du Jihad islamique, les frères Majzoub, avaient été assassinés dans l’explosion de leur voiture, à Saïda. La réponse avait été le tir, par des « anonymes », de roquettes Katioucha à partir de Aïtaroun et de Bint Jbeil sur le nord d’Israël. La suite de l’histoire est connue.
Elle a intéressé de nombreux diplomates occidentaux au point qu’ils font de leur mieux à présent pour aider l’armée libanaise à se moderniser, afin qu’elle puisse assumer ses responsabilités sur tout le territoire. Déjà, lors de la visite du Premier ministre, Fouad Siniora, à Washington, les moyens d’aide à l’armée ont été évoqués avec les responsables de l’Administration Bush. C’est pour cette même cause que se rendra le ministre de la Défense, Élias Murr, à Wahsington début juillet.
Philippe Abi-Akl
La dernière escalade militaire au Liban-Sud reste un sujet de débat entre les différents acteurs politiques. Est-il besoin de rappeler que l’assassinat à Saïda de deux responsables du Jihad islamique, les tirs de roquettes et les représailles de l’aviation israélienne constituaient la confrontation la plus violente depuis le retrait israélien du 25 mai 2000 ? Tout cela s’est terminé par un-cessez-le-feu conclu à la faveur de pressions internationales.
Chaque belligérant a tiré profit, à sa manière, de cette nouvelle flambée de violence. Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU était pressé de voir s’appliquer les résolutions 1559 et 1680, de voir l’armée se déployer au Sud, de voir les milices palestiniennes et le Hezbollah désarmés, les factions palestiniennes d’obédience syrienne et ce même...
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