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Timor-Oriental Situation « stabilisée » mais la confusion politique demeure

La situation s’est « stabilisée » après les violences des derniers jours au Timor, a indiqué hier l’ONU, mais la confusion politique demeure : la rébellion a exigé le départ du Premier ministre, qui refuse, tandis que le président appelait en vain à la réconciliation. «Je pense que c’est encore très fragile, bien que stabilisé par rapport aux jours précédents », a déclaré le responsable de la mission de l’ONU dans le petit pays, Sukehiro Hasegawa. Il a précisé que 65 000 personnes avaient été déplacées. « Je pense que la situation est sous contrôle. Certains camps ont besoin de nourriture mais le Programme alimentaire mondial (de l’ONU) a commencé à distribuer de la nourriture », a-t-il précisé. Sur le plan politique en revanche, les dissensions semblaient ne pas connaître de fin, en dépit d’un nouvel appel à l’unité lancé dans la matinée par le président Xanana Gusmao. « Unissons-nous dans le plus grand intérêt et pour le souci commun de nous tous : la stabilité au Timor-Oriental », a déclaré le chef d’État, lors d’une visite au quartier général de la police. Le président a promis de « travailler avec » les soldats étrangers « pour arrêter les jeunes qui maraudent jour et nuit, incendiant des maisons et tuant des gens ». Hier, le commandant Alfredo Reinado, chef de quelque 600 militaires rebelles (environ 40 % des forces timoraises), a exigé des poursuites judiciaires contre le Premier ministre Mari Alkatiri qu’il a accusé d’avoir fait tirer sur des contestataires. Interrogé mercredi sur une radio portugaise, le Premier ministre a refusé de céder aux appels à sa démission, disant que seul son parti pouvait lui demander de partir. Le Portugal a par ailleurs reporté à aujourd’hui le départ des 120 gendarmes qu’il a promis à son ancienne colonie, en raison des heures d’ouverture de l’aéroport de Dili. Environ 2 250 soldats originaires d’Australie, de Nouvelle-Zélande et de Malaisie ont été déployés.

La situation s’est « stabilisée » après les violences des derniers jours au Timor, a indiqué hier l’ONU, mais la confusion politique demeure : la rébellion a exigé le départ du Premier ministre, qui refuse, tandis que le président appelait en vain à la réconciliation.

«Je pense que c’est encore très fragile, bien que stabilisé par rapport aux jours précédents », a déclaré le responsable de la mission de l’ONU dans le petit pays, Sukehiro Hasegawa. Il a précisé que 65 000 personnes avaient été déplacées. « Je pense que la situation est sous contrôle. Certains camps ont besoin de nourriture mais le Programme alimentaire mondial (de l’ONU) a commencé à distribuer de la nourriture », a-t-il précisé.
Sur le plan politique en revanche, les dissensions semblaient ne pas connaître de fin, en...