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COOPÉRATION Ouverture aujourd’hui d’un sommet sino-arabe sous le signe de l’énergie

Le sommet sino-arabe organisé aujourd’hui et demain à Pékin, en la présence controversée du chef de la diplomatie palestinienne, devrait faire la part belle à la coopération économique, notamment énergétique, bien que la Chine se défende de mener une « diplomatie pétrolière ». « La coopération arabo-chinoise n’est pas confinée aux champs de pétrole », s’insurgeait récemment un directeur du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhai Jun. Avant de reconnaître que l’énergie occupait une place importante dans la relation sino-arabe. « Il est certain que les questions énergétiques jouent un rôle de plus en plus important, surtout entre la Chine et les pays en voie de développement », souligne un professeur de l’Institut des études afro-asiatiques de l’Université de Pékin, Yang Baoyun. La Chine, deuxième consommateur d’énergie au monde après les États-Unis, avec 6,4 millions de barils par jour en 2005, importe près de 45 % du pétrole qu’elle utilise. Adepte de la diversification, elle est allée chercher ses sources d’approvisionnement dans le monde entier ces dernières années : Afrique, Amérique latine, Asie centrale, Sibérie. Mais ses premiers fournisseurs restent les pays arabes, qui lui ont vendu plus de 52 millions de tonnes de brut en 2005, soit 45 % de ses importations, et, parmi eux, l’Arabie saoudite (14 % des importations). « Autant dire que la Chine veut s’assurer que cet approvisionnement restera stable », souligne Barry Sautman, politologue de l’Université des sciences et technologies de Hong Kong. C’est aussi sur Ryad, premier exportateur mondial de brut, que Pékin compte pour alimenter sa réserve stratégique en projet. Quatre dépôts sont prévus pour ces 100 millions de barils de brut, dont la mise en service doit s’échelonner entre fin 2006 et 2008. En progression fulgurante depuis une quinzaine d’années, les échanges commerciaux sino-arabes ont, eux, dépassé 51 milliards de dollars en 2005, en hausse de quelque 40 % sur un an. Vers les pays arabes, leur septième partenaire commercial, la Chine exporte principalement des produits électriques, technologiques et du textile. Mais la Chine n’entend pas circonscrire ses liens avec cette partie du monde à une relation d’affaires. Le forum, formellement lancé en septembre 2004 au Caire, a aussi été fondé pour développer les relations politiques, la concertation concernant les affaires internationales ainsi que les liens culturels. « Les échanges culturels constituent une partie importante de la diplomatie chinoise », relève Yang Baoyun. Côté affaires internationales, le géant asiatique s’est toujours fait le chantre des pays émergents, militant ainsi pour une plus large représentation des pays en développement au Conseil de sécurité de l’ONU. Dès 1956, il établissait des relations avec la Ligue arabe, même si les liens bilatéraux avec certains pays membres ne furent officialisés que bien plus tard. Pour la deuxième édition du forum, la Chine a invité le chef de la diplomatie palestinienne Mahmoud Zahar, aux côtés des représentants des 22 États membres de la Ligue.
Le sommet sino-arabe organisé aujourd’hui et demain à Pékin, en la présence controversée du chef de la diplomatie palestinienne, devrait faire la part belle à la coopération économique, notamment énergétique, bien que la Chine se défende de mener une « diplomatie pétrolière ».
« La coopération arabo-chinoise n’est pas confinée aux champs de pétrole », s’insurgeait récemment un directeur du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhai Jun. Avant de reconnaître que l’énergie occupait une place importante dans la relation sino-arabe.
« Il est certain que les questions énergétiques jouent un rôle de plus en plus important, surtout entre la Chine et les pays en voie de développement », souligne un professeur de l’Institut des études afro-asiatiques de l’Université de Pékin, Yang Baoyun.
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