Galloway estime que tuer Blair serait « moralement justifié »
le 27 mai 2006 à 00h00
Habitué des provocations en tous genres, le député londonien George Galloway a franchi une nouvelle limite hier en affirmant que l’assassinat du Premier ministre Tony Blair serait « moralement justifié » en raison de sa décision d’aller en guerre en Irak.
« Je n’appelle pas » à l’assassinat de M. Blair, a précisé le leader du parti Respect dans le magazine britannique GQ. « Mais si cela se produisait, ce serait totalement différent des événements du 7/7 », a-t-il expliqué, en référence aux attentats de Londres, le 7 juillet 2005, qui ont fait 56 morts et 700 blessés. « Ce serait (...) moralement équivalent au fait d’ordonner la mort de milliers de personnes innocentes en Irak comme Blair l’a fait », a insisté le député du quartier londonien Bethnal Green and Bow, où réside une forte communauté musulmane.
Exclu du Parti travailliste en 2003 pour avoir accusé Tony Blair et le président américain George W. Bush de se comporter comme des « loups » en Irak, George Galloway n’en est pas à sa première polémique. Écossais de souche, George Galloway, 51 ans, a toujours été un franc-tireur. Et depuis son éviction du Labour, son seul programme semble être son opposition permanente à la guerre en Irak et surtout à Tony Blair. Mais l’argument a de l’impact. Lors des élections législatives 2005, il s’impose largement face à la députée sortante dans un quartier de l’est londonien considéré comme un fief travailliste inexpugnable.
Moins de 48 heures avant son éclat dans GQ, George Galloway avait encore démontré son antiblairisme lors d’un show télévisé à Cuba, aux côtés du président Fidel Castro.
Venu défendre le « lider maximo » contre les affirmations du magazine américain Forbes selon qui il serait un des hommes les plus riches du monde, le député britannique avait une nouvelle fois ressorti l’argument Tony Blair, accusant celui-ci de payer sa maison londonienne avec ses revenus pour « ses humbles services rendus à l’empire américain ».
Habitué des provocations en tous genres, le député londonien George Galloway a franchi une nouvelle limite hier en affirmant que l’assassinat du Premier ministre Tony Blair serait « moralement justifié » en raison de sa décision d’aller en guerre en Irak.
« Je n’appelle pas » à l’assassinat de M. Blair, a précisé le leader du parti Respect dans le magazine britannique GQ. « Mais si cela se produisait, ce serait totalement différent des événements du 7/7 », a-t-il expliqué, en référence aux attentats de Londres, le 7 juillet 2005, qui ont fait 56 morts et 700 blessés. « Ce serait (...) moralement équivalent au fait d’ordonner la mort de milliers de personnes innocentes en Irak comme Blair l’a fait », a insisté le député du quartier londonien Bethnal Green and Bow, où réside une forte communauté...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.