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Actualités - Chronologie

Feu vert israélien pour un transfert d’armes à Abbas, l’Autorité palestinienne dément

Israël a annoncé avoir autorisé le transfert d’armes légères en provenance de pays tiers à la garde présidentielle du dirigeant palestinien Mahmoud Abbas, dont le mouvement Fateh est en pleine crise avec les islamistes du Hamas. Mais l’Autorité palestinienne a immédiatement pris ses distances avec cette annonce. Jeudi soir, le ministère israélien de la Défense a annoncé que « plusieurs centaines d’armes provenant de pays étrangers seraient transférées aux forces fidèles à Abou Mazen (surnom de M. Abbas), sous notre contrôle étroit. Nous saurons exactement à qui et où elles seront livrées ». Le lendemain, le ministre de l’Intérieur Roni Bar-On a précisé qu’elles seraient destinées aux quelque 3 000 hommes de la garde présidentielle de M. Abbas, le président de l’Autorité palestinienne. Ces armes pourraient provenir d’Égypte ou de Jordanie, selon la radio militaire israélienne. Le député travailliste israélien Ephraïm Sneh, qui dit avoir plaidé pour un tel feu vert, a expliqué : « On ne peut pas permettre que la vie d’Abou Mazen soit mise en danger, et que ceux chargés de le protéger soient tributaires de la contrebande pour être armés. » Dans le passé, Israël a refusé des demandes de transferts d’armes pour renforcer les capacités de la police palestinienne, disant craindre qu’elles ne tombent aux mains d’activistes armés comme ceux du Hamas. Le général Amos Gilad, conseiller politique au ministère de la Défense à Tel-Aviv, a indiqué que les équipements « transférés en quantités limitées, permettraient à Abou Mazen d’assurer sa sécurité et de réaliser sa politique ». Selon le ministère de la Défense, le feu vert sur les armes destinées à M. Abbas a été donné avant la visite du Premier ministre israélien Ehud Olmert aux États-Unis et annoncé après son retour en Israël. Pendant cette visite, M. Olmert a affirmé tendre « la main en signe de paix à Mahmoud Abbas » et annoncé une prochaine rencontre avec lui. Le député du Likoud (opposition de droite), Youval Steinitz, s’est inscrit en faux contre « cette décision regrettable, presque folle, qui sera fatalement comprise à l’étranger comme une mesure légitimant le transfert de fonds à l’Autorité palestinienne » du Hamas. Côté palestinien, le porte-parole de la présidence, Nabil Abou Roudeina, a déclaré à l’AFP que « la présidence palestinienne dément totalement ces informations et n’a aucune connaissance » d’un tel transfert. Le vice-Premier ministre israélien, Shimon Peres, a, pour sa part, qualifié « d’irresponsable » la divulgation de cette information susceptible de porter atteinte à la sécurité de M. Abbas, a rapporté en soirée la télévision publique israélienne citant des sources proches du numéro deux israélien.

Israël a annoncé avoir autorisé le transfert d’armes légères en provenance de pays tiers à la garde présidentielle du dirigeant palestinien Mahmoud Abbas, dont le mouvement Fateh est en pleine crise avec les islamistes du Hamas. Mais l’Autorité palestinienne a immédiatement pris ses distances avec cette annonce.

Jeudi soir, le ministère israélien de la Défense a annoncé que « plusieurs centaines d’armes provenant de pays étrangers seraient transférées aux forces fidèles à Abou Mazen (surnom de M. Abbas), sous notre contrôle étroit. Nous saurons exactement à qui et où elles seront livrées ».
Le lendemain, le ministre de l’Intérieur Roni Bar-On a précisé qu’elles seraient destinées aux quelque 3 000 hommes de la garde présidentielle de M. Abbas, le président de l’Autorité palestinienne....