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L’accession de l’Iran à l’arme nucléaire est presque inévitable, affirme l’IISS

Empêcher l’accession presque certaine de l’Iran au nucléaire militaire sera le principal et le plus délicat défi diplomatique des prochaines années, affirme l’Institut international d’études stratégiques (IISS) dans son rapport 2006 sur les forces armées publié hier à Londres. Selon l’IISS, l’Iran pourrait produire d’ici à 2010 de 20 à 25 kilos d’uranium hautement enrichi dans des installations cachées, soit la quantité nécessaire à produire une bombe nucléaire. Le fait que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne puisse plus surveiller sérieusement l’activité nucléaire de Téhéran oblige les responsables politiques étrangers à envisager « le pire scénario », renchérit l’IISS sur ce chapitre. « Le consensus aux États-Unis, tel que l’a résumé le sénateur John McCain, est que la seule chose pire qu’une frappe militaire américaine serait un Iran doté de l’arme nucléaire », a rappelé le Dr Chipman. Hélas, a-t-il ajouté, « le consensus dans le monde arabe est que la seule chose qui serait pire qu’un Iran doté de l’arme nucléaire serait une frappe militaire américaine, surtout si elle conservait (à Téhéran) l’option nucléaire ». En d’autres termes, selon l’IISS, « la solution pourrait ne pas en être une, et créer des conséquences pires ». Le « consensus émergent » est donc que l’Iran aura l’arme nucléaire, avec des conséquences « certainement mauvaises ».

Empêcher l’accession presque certaine de l’Iran au nucléaire militaire sera le principal et le plus délicat défi diplomatique des prochaines années, affirme l’Institut international d’études stratégiques (IISS) dans son rapport 2006 sur les forces armées publié hier à Londres. Selon l’IISS, l’Iran pourrait produire d’ici à 2010 de 20 à 25 kilos d’uranium hautement enrichi dans des installations cachées, soit la quantité nécessaire à produire une bombe nucléaire. Le fait que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne puisse plus surveiller sérieusement l’activité nucléaire de Téhéran oblige les responsables politiques étrangers à envisager « le pire scénario », renchérit l’IISS sur ce chapitre. « Le consensus aux États-Unis, tel que l’a résumé le sénateur John...