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Actualités - Chronologie

Une « ingérence » et une « provocation », accuse la Syrie

Quelques minutes à peine après que le Conseil de sécurité eut adopté, par treize de ses quinze membres, la résolution 1680, Damas a répondu par la voie d’un communiqué attribué à une source autorisée au ministère syrien des Affaires étrangères. La Syrie qualifie ainsi l’appel qui lui a été fait (établissement de relations diplomatiques formelles et délimitation de la frontière commune) de « mesure sans précédent dans les relations internationales », qui constitue « une ingérence dans des affaires relevant des juridictions nationales et des relations bilatérales entre pays membres des Nations unies ». Le texte adressé par la Syrie à l’ONU ajoute que ces deux sujets (ambassades et frontières) n’étaient pas inclus dans la résolution 1559, et que c’est Terjé Roed-Larsen qui les a rajoutés « d’une manière artificielle et en contradiction avec le cahier des charges de sa mission ». Pour cet officiel des AE syriennes, l’émissaire personnel de Kofi Annan pour le suivi de l’application de la 1559 a « occulté le fait que la Syrie a annoncé qu’en principe, elle n’a rien contre l’établissement de relations diplomatiques entre les deux pays, une fois que les circonstances appropriées seraient de mise ». Le texte rappelle une lettre adressée par le Premier ministre syrien, Nagi Otri, le 14/11/05, et qui « informait Beyrouth de l’accord syrien pour une relance des travaux des comités mixtes » chargés de tracer les frontières. « De ce fait, l’entêtement des parrains de la résolution à impliquer le Conseil de sécurité dans ces deux questions est une violation claire de la Charte onusienne et de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Cela constitue un outil de pression injustifiable, une provocation qui ne fera qu’aggraver les problèmes au lieu de les résoudre ». L’officiel des AE syriennes rappelle ensuite, comme à chaque fois, que son pays « a réaffirmé à plusieurs reprises qu’il a respecté toutes les clauses de la 1559 le concernant », accusant les parrains de la 1680 d’avoir délibérément ignoré cela. Il affirme ensuite que la Syrie a « pris les mesures nécessaires pour contrôler ses frontières et prévenir les trafics dans les deux sens. Le rapport de M. Roed-Larsen a confirmé que le trafic d’armes a complètement cessé depuis février 2006, mais le Conseil de sécurité a totalement occulté cela », poursuit encore le communiqué, qui déplore aussi le fait que les parrains de la nouvelle résolution ont ignoré « exprès les violations israéliennes répétées par air, terre et mer de la souveraineté libanaise ».
Quelques minutes à peine après que le Conseil de sécurité eut adopté, par treize de ses quinze membres, la résolution 1680, Damas a répondu par la voie d’un communiqué attribué à une source autorisée au ministère syrien des Affaires étrangères.
La Syrie qualifie ainsi l’appel qui lui a été fait (établissement de relations diplomatiques formelles et délimitation de la frontière commune) de « mesure sans précédent dans les relations internationales », qui constitue « une ingérence dans des affaires relevant des juridictions nationales et des relations bilatérales entre pays membres des Nations unies ». Le texte adressé par la Syrie à l’ONU ajoute que ces deux sujets (ambassades et frontières) n’étaient pas inclus dans la résolution 1559, et que c’est Terjé Roed-Larsen qui les a rajoutés «...