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Actualités - Chronologie

Polémique Pierre Gemayel se déchaîne contre Aoun et s’attire une sévère réplique du CPL

À trois jours de la reprise de la conférence de dialogue national, le ministre de l’Industrie, Pierre Gemayel, s’est déchaîné contre le général Michel Aoun qu’il a accusé de « tromper l’opinion », s’attirant de la part du Courant patriotique libre une réponse aussi sévère que ses attaques. M. Gemayel a choisi l’occasion de la réouverture d’une permanence Kataëb, à Jdeidé, pour lancer ses critiques. Il a rappelé à Michel Aoun qu’il doit son retour au Liban non pas à ses propres efforts, mais « aux luttes du peuple libanais, qu’il a quitté à cause d’erreurs commises à l’égard de la patrie, et dont le peuple a payé le prix ». M. Gemayel a reproché au général Aoun des positions politiques incompatibles avec les principes qu’il défend. « Étiez-vous donc tranquille, a-t-il dit, de voir défiler des manifestations mobilisées par d’autres, des manifestations qui détruisent tout ce pourquoi nous nous sommes battus, la souveraineté, la liberté et l’indépendance ? » « Nous nous adressons à vous, alliés d’hier qui avez choisi aujourd’hui de changer de position », a encore dit M. Gemayel. « Est-ce que votre foi dans un Liban libre se retrouve dans les alliances que vous passez avec le Parti syrien national social et le parti Baas, et est-ce que ces partis sont plus proches de vous que ne le sont les Kataëb ou les Forces libanaises ? Est-ce un crime, à vos yeux, que de passer une alliance avec le Courant du futur ? Ou de consolider une réconciliation dans la Montagne ? » a demandé le ministre de l’Industrie. « Assez de surenchère, de mensonges ! Assez monopoliser la représentation chrétienne ! » a lancé Gemayel. « Nous ne permettrons pas que l’opinion continue d’être trompée et nous ne renoncerons pas à édifier un État libre, souverain et indépendant. Qu’on nous le dise : l’édification de l’État est-elle le fait d’un partenariat véritable entre tous les Libanais ou celui d’alliances et de paris dont l’échec est avéré et dont les Libanais ont payé le prix, à commencer par l’accord tripartite pour arriver à une guerre de libération anarchique, qui a trouvé son épilogue dans une guerre d’élimination, laquelle a porté le coup de grâce à la dignité nationale ? » « Au général rentré au Liban grâce au 14 Mars, nous demandons ce qu’il a offert jusqu’à présent pour l’édification de l’État et la consolidation des assises de la patrie», a conclu M. Gemayel, se demandant pour quelle raison le Courant patriotique libre a adopté un logo « en forme de pistolet ». « Trop jeune… » La section du Metn-Nord du Courant patriotique libre a publié un communiqué en réponse aux attaques du ministre de l’Industrie dans lequel elle lui a reproché d’avoir décidé d’apporter son concours « à la campagne destinée à jeter le soupçon sur la politique nationale du général Aoun ». Le communiqué reproche au ministre de l’Industrie de n’avoir pas porté ses doléances à la commission conjointe CPL-Kataëb, et d’avoir choisi le ton polémique. Il lui a rappelé que son élection comme député maronite du Metn est due uniquement au fait que le CPL a laissé un siège libre pour la liste adverse. Après avoir affirmé que les alliances du CPL sont toujours dans l’intérêt du Liban, le communiqué précise que le logo, loin de représenter un pistolet, figure le « V » de la victoire et encore un « livre ouvert signe de la volonté de changement et de réforme ». De son côté, le député aouniste Nabil Nicolas a affirmé que « le député Pierre Gemayel est trop jeune pour comprendre les ententes passées entre le CPL et les autres parties, ainsi que les péripéties du 14 mars 1989 ».
À trois jours de la reprise de la conférence de dialogue national, le ministre de l’Industrie, Pierre Gemayel, s’est déchaîné contre le général Michel Aoun qu’il a accusé de « tromper l’opinion », s’attirant de la part du Courant patriotique libre une réponse aussi sévère que ses attaques.
M. Gemayel a choisi l’occasion de la réouverture d’une permanence Kataëb, à Jdeidé, pour lancer ses critiques. Il a rappelé à Michel Aoun qu’il doit son retour au Liban non pas à ses propres efforts, mais « aux luttes du peuple libanais, qu’il a quitté à cause d’erreurs commises à l’égard de la patrie, et dont le peuple a payé le prix ».
M. Gemayel a reproché au général Aoun des positions politiques incompatibles avec les principes qu’il défend.
« Étiez-vous donc tranquille, a-t-il dit, de...