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Somalie Les milices rivales acceptent le « principe » d’un cessez-le-feu à Mogadiscio

Les miliciens des tribunaux islamiques et les combattants des chefs de guerre, qui s’affrontent depuis le 7 mai à Mogadiscio, ont accepté hier « le principe » d’un cessez-le-feu, mais n’ont pas encore signé d’accord dans ce sens, ont affirmé des chefs traditionnels. Cette annonce intervient après un appel au cessez-le-feu lancé samedi soir par des chefs traditionnels, des responsables religieux modérés et politiques. Ces personnalités ont prévenu que si l’un des protagonistes ne respectait pas la trêve, ils apporteraient leur soutien à l’autre. Sur le terrain, Mogadiscio connaissait une accalmie hier après sept jours d’affrontements meurtriers entre miliciens des tribunaux islamiques et partisans de chefs de guerre. « Il n’y a pas eu de violents combats dans la nuit (de samedi à dimanche), mais des tirs sporadiques pouvaient être entendus », a déclaré un témoin, Issa Sheikh Hassan. Hier, la situation était pareille, selon des habitants. Depuis le 7 mai, les combats à l’arme lourde entre miliciens des tribunaux islamiques et ceux des chefs de guerre de l’Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (ARPCT), soutenus par les États-Unis, ont fait au moins 111 morts, dont de nombreux civils, selon un bilan compilé par l’AFP. Mais l’un des chefs de l’ARPCT, Mohammad Qanyare Afrah, par ailleurs ministre de la Sécurité nationale, avait affirmé hier à l’AFP que « tant qu’il y aura des terroristes, la bataille continuera », en référence aux tribunaux islamiques soupçonnés, par les services de renseignements occidentaux, d’abriter des extrémistes musulmans. Le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed a dénoncé ces propos, estimant que « les ministres impliqués dans les violences à Mogadiscio ne pouvaient plus être membres du gouvernement de transition ». La décision finale d’exclure des ministres revient cependant au Premier ministre somalien, Ali Mohammad Gedi, qui n’avait pas fait de commentaire dans l’immédiat sur la demande du chef de l’État. Parmi les membres de l’ARPCT figurent en effet plusieurs chefs de guerre qui occupent des postes de ministres.
Les miliciens des tribunaux islamiques et les combattants des chefs de guerre, qui s’affrontent depuis le 7 mai à Mogadiscio, ont accepté hier « le principe » d’un cessez-le-feu, mais n’ont pas encore signé d’accord dans ce sens, ont affirmé des chefs traditionnels.
Cette annonce intervient après un appel au cessez-le-feu lancé samedi soir par des chefs traditionnels, des responsables religieux modérés et politiques. Ces personnalités ont prévenu que si l’un des protagonistes ne respectait pas la trêve, ils apporteraient leur soutien à l’autre.
Sur le terrain, Mogadiscio connaissait une accalmie hier après sept jours d’affrontements meurtriers entre miliciens des tribunaux islamiques et partisans de chefs de guerre. « Il n’y a pas eu de violents combats dans la nuit (de samedi à dimanche), mais des tirs...