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Actualités - Chronologie

« L’alliance Hezbollah-Amal-CPL veut détruire le pays », affirme Saad Hariri

Le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a estimé hier que « la manifestation de mercredi (demain) est organisée de façon à ce qu’elle coïncide avec la résolution du Conseil de sécurité qui va faire pression sur la Syrie pour appliquer les décisions du dialogue libanais ». « C’est bien l’objectif de la manifestation, qui est nettement politique et qui veut imposer certaines choses avant tout débat », a-t-il ajouté. M. Hariri, qui a tenu ces propos dans une entrevue au quotidien al-Hayat, s’est également déclaré « surpris » par « le revirement » du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, puisque leur dernière rencontre « était vraiment positive ». Le député de Beyrouth a ensuite critiqué d’une manière assez virulente « l’alliance » Hezbollah-Amal-CPL, affirmant que les trois partis « ne cherchent pas des solutions, mais veulent plutôt détruire le pays ». Il a ensuite déclaré : « Si seulement nous avions vu quelqu’un du Hezbollah ou de Amal descendre dans la rue lorsque Rafic Hariri, Gebran Tuéni ou nos autres martyrs sont tombés. » Une affirmation qui n’a apparemment pas plu au mouvement Amal, puisque M. Hariri a dû dans l’après-midi publier un rectificatif où il affirme porter « un grand respect pour le président Berry », et ne pas avoir oublié « sa participation aux obsèques du président martyr Rafic Hariri, ni l’affection sincère qu’il a exprimée dans ces moments difficiles ». M. Hariri s’en est enfin pris au chef du CPL, le général Michel Aoun, se demandant comment ce dernier « peut refuser de descendre dans la rue pour demander le départ du président Émile Lahoud, alors qu’il se déclare prêt à manifester contre le gouvernement pour torpiller le dialogue ». « Mais le dialogue doit continuer, parce que les solutions ne se trouvent pas dans la rue », a-t-il conclu. Les accusations adressées par Saad Hariri contre le CPL ont immédiatement suscité une réaction de la part du Bloc de la réforme et du changement, à travers le député du Metn, Nabil Nicolas, qui s’est demandé : « Pourquoi Hariri passe-t-il des heures à se réunir et à discuter avec Hassan Nasrallah, Nabih Berry ou Michel Aoun, si nous sommes des agents syriens, comme il l’affirme ? » « Est-ce nous qui avons bâti des palais aux Syriens, et qui leur avons acheté des voitures de luxe ? » a-t-il ajouté. En soirée, le Hezbollah a fait paraître un communiqué dans lequel il a désigné comme étant « excessivement graves » et « une accusation énorme » les propos de M. Hariri à son égard. Il a exprimé le souhait que le chef du Courant du futur s’empresse de « rectifier le tir en vue d’édifier l’État et de trouver des solutions loin des accusations toutes faites ».

Le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a estimé hier que « la manifestation de mercredi (demain) est organisée de façon à ce qu’elle coïncide avec la résolution du Conseil de sécurité qui va faire pression sur la Syrie pour appliquer les décisions du dialogue libanais ». « C’est bien l’objectif de la manifestation, qui est nettement politique et qui veut imposer certaines choses avant tout débat », a-t-il ajouté.
M. Hariri, qui a tenu ces propos dans une entrevue au quotidien al-Hayat, s’est également déclaré « surpris » par « le revirement » du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, puisque leur dernière rencontre « était vraiment positive ». Le député de Beyrouth a ensuite critiqué d’une manière assez virulente « l’alliance » Hezbollah-Amal-CPL, affirmant que les trois...