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Zidane, Henry, Desailly et Papin : un week-end pour quatre

Le destin de quatre symboles du football français a basculé ce week-end : Zinedine Zidane (photo AFP) a joué son dernier match à Madrid, Thierry Henry a inscrit un triplé décisif pour Arsenal, Marcel Desailly a annoncé sa retraite et Jean-Pierre Papin est devenu entraîneur professionnel. Parmi ces événements touchant ces quatre capitaines des Bleus, le plus médiatisé et émouvant eut sans doute lieu au stade Santiago-Bernabeu. Zidane y a fait ses adieux aux « socios » du Real Madrid qui lui ont rendu un vibrant hommage. L’enceinte, garnie de banderoles « Gracias Zizou », était blanche de panonceaux à son nom. Brodé sur les maillots des joueurs, on lisait « Zidane 2001-2006 » sous l’écusson du club. La fête était totale pour le dernier match à domicile de « Sissou » (prononcé à l’espagnole). Et le fut d’autant plus que le n° 5 français gratifiait les 80 000 spectateurs d’un but dans ce nul arraché à Villarreal (3-3). Un but de la tête, comme les deux inscrits en finale de la Coupe du monde 1998. Autre pièce maîtresse des Bleus au Mondial en Allemagne, Thierry Henry a tiré sa révérence à Highbury, remplacé par un stade plus moderne, en signant un coup du chapeau contre Wigan (4-2). Marcel s’en va Le capitaine des Gunners jouait son dernier match à Highbury, comme tous ses coéquipiers. Et avec Arsenal ? L’avenir de l’attaquant français est encore flou. Le résultat de la finale de la Ligue des champions contre le FC Barcelone le 17 mai devrait l’éclairer. Mais la fête fut là aussi à la hauteur de l’événement : Arsenal, dont les supporteurs coloraient les tribunes de rouge et blanc, leur offrit un match de gala avec, à la clef, la 4e place du championnat d’Angleterre, synonyme de C1, et chipée sur le fil à Tottenham. « King Henry » recevait son quatrième trophée de meilleur buteur de l’élite anglaise, avec 27 buts. Les adieux au terrain de Marcel Desailly étaient, eux, définitifs. Laconique, le recordman des sélections en équipe de France (116) a annoncé « officiellement » sa retraite, lors de la remise des trophées récompensant les meilleurs joueurs et entraîneurs de la saison en France. Coincé depuis six mois dans la contradiction d’être toujours en activité mais sans club, « The Rock », 37 ans, a mis un terme aux spéculations sur ses contacts en Europe ou d’autres continents. JPP revient La carrière de « Marcello » s’est effilochée sur la fin. Relégué sur le banc avant l’Euro 2004, il n’avait joué qu’un match de poule au Portugal, contre la Croatie, son dernier en Bleu. Bardé de titres (notamment deux Ligues des champions consécutives avec Marseille puis l’AC Milan en 1993 et 1994), le « capitaine », titre de son autobiographie, a aussi symbolisé la déroute du Mondial 2002, entre le piètre spectacle en terre asiatique et le « show » des joueurs dans les publicités. Son ancien partenaire de club, Jean-Pierre Papin effectue au contraire son retour sous les projecteurs, ceux de la deuxième division française : il entraînera le relégué Strasbourg la saison prochaine. Le président du club alsacien, Philippe Ginestet, l’a annoncé dans les travées du... Vélodrome à Marseille, là où « JPP » a laissé une empreinte rare. Avant d’en venir à un club professionnel, « Patator », 42 ans, avait choisi comme banc d’essai un petit club amateur près de chez lui, dans le bassin d’Arcachon, qu’il a fait monter de la sixième à la cinquième division du football français. « Quand on a vécu 15 ans à 3 000 km/h puis qu’on se pose pendant cinq ans, cela fait du bien, mais on a envie de retrouver les mêmes sensations qu’avant », a-t-il expliqué.
Le destin de quatre symboles du football français a basculé ce week-end : Zinedine Zidane (photo AFP) a joué son dernier match à Madrid, Thierry Henry a inscrit un triplé décisif pour Arsenal, Marcel Desailly a annoncé sa retraite et Jean-Pierre Papin est devenu entraîneur professionnel.
Parmi ces événements touchant ces quatre capitaines des Bleus, le plus médiatisé et émouvant eut sans doute lieu au stade Santiago-Bernabeu.
Zidane y a fait ses adieux aux « socios » du Real Madrid qui lui ont rendu un vibrant hommage. L’enceinte, garnie de banderoles « Gracias Zizou », était blanche de panonceaux à son nom. Brodé sur les maillots des joueurs, on lisait « Zidane 2001-2006 » sous l’écusson du club.
La fête était totale pour le dernier match à domicile de « Sissou » (prononcé à l’espagnole). Et le...