Russie
Moscou « ferme les yeux » sur
les crimes racistes, accuse Amnesty
le 05 mai 2006 à 00h00
Amnesty international a accusé hier les autorités russes de « fermer les yeux » sur la multiplication des crimes racistes dans le pays, appelant la justice russe à qualifier ces crimes de « racistes » et non plus de simples actes de « hooliganisme » comme elle le fait le plus souvent.
«Dans de trop nombreux cas, les autorités ont qualifié les attaques de “hooliganisme” et n’ont pas eu recours aux articles du code criminel qui permettent pourtant de qualifier ces attaques de racistes », critique l’organisation internationale de défense des droits de l’homme. « Cela a conduit à une situation où il semble qu’une partie des autorités a fermé les yeux sur ces crimes », ajoute Amnesty dans ce rapport intitulé « Russie : le racisme violent hors de contrôle ».
Les attaques, parfois mortelles, commises à l’égard des ressortissants étrangers se sont accélérées ces derniers mois. Souvent perpétrées par des bandes de skinheads, elles visent Caucasiens, ressortissants des ex-républiques soviétiques d’Asie centrale, Asiatiques ou Africains le plus souvent. Rien qu’à Moscou, Amnesty recense pas moins de sept crimes racistes en 2005 et 107 attaques. « Les attaques racistes et les meurtres d’étrangers et de membres de minorités ethniques sont annoncés avec une régularité choquante », relève Amnesty, inquiète d’une fréquence « qui semble en hausse ».
« La réponse des autorités russes au problème des attaques racistes violentes est outrageusement inadéquate », critique Amnesty, qui appelle les autorités russes à « prendre des mesures immédiates ». « L’échec de l’État dans la prévention, les enquêtes et les poursuites concernant les crimes racistes semblent n’avoir fait qu’encourager la hausse de la xénophobie et du néofascisme en Russie », ajoute l’organisation.
Amnesty pointe du doigt « le racisme et la discrimination y compris de la part des agents de l’État » et évoque les cas fréquents d’« extorsion » de fonds et d’« arrestations arbitraires » des travailleurs immigrés d’Asie centrale ou du Caucase, nombreux à travailler illégalement sur les chantiers de Russie.
Amnesty international a accusé hier les autorités russes de « fermer les yeux » sur la multiplication des crimes racistes dans le pays, appelant la justice russe à qualifier ces crimes de « racistes » et non plus de simples actes de « hooliganisme » comme elle le fait le plus souvent.
«Dans de trop nombreux cas, les autorités ont qualifié les attaques de “hooliganisme” et n’ont pas eu recours aux articles du code criminel qui permettent pourtant de qualifier ces attaques de racistes », critique l’organisation internationale de défense des droits de l’homme. « Cela a conduit à une situation où il semble qu’une partie des autorités a fermé les yeux sur ces crimes », ajoute Amnesty dans ce rapport intitulé « Russie : le racisme violent hors de contrôle ».
Les attaques, parfois mortelles, commises à...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.