Rechercher
Rechercher

Actualités

La rhétorique US sur l’Iran rappelle les avertissements à Saddam Hussein

Avertissements sur l’émergence d’une menace nucléaire dans le Golfe, crédibilité des Nations unies en jeu, appel fervent à une coalition des « volontaires » : les déclarations officielles américaines sur l’Iran ont un écho familier rappelant les ultimatums lancés à Saddam Hussein. En poussant les feux pour empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires, les États-Unis emploient un langage diplomatique ressemblant de plus en plus à celui tenu quand ils préparaient la guerre contre l’Irak. Toutefois, à Washington, personne n’imagine encore sérieusement des colonnes de blindés américains fonçant sur Téhéran. Lorsqu’on l’interroge sur cette possibilité, le chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, répond invariablement : « L’Iran n’est pas l’Irak. Je sais ce que les gens pensent. Mais les circonstances sont différentes. » Malgré tout, les responsables américains semblent dans la position qu’ils occupaient en 2002 : celle de champions du « statu quo » nucléaire à la recherche d’un maximum de soutiens dans le monde pour défendre cette cause. Dans la crise nucléaire qui se précipite, aux Nations unies, Washington multiplie à nouveau les signes de frustration à l’égard de l’ONU. Comme il y a 4 ans, quand le président George W. Bush avertissait les Nations unies qu’elles risquaient de devenir « inutiles » si elles ignoraient la menace irakienne, l’Administration républicaine US affirme que le conflit avec l’Iran représente un nouveau test crucial pour l’ONU. Confronté au refus de la Chine et de la Russie d’entériner des sanctions contre l’Iran au Conseil de sécurité, Washington s’efforce de bâtir une alternative à l’ONU comme il l’avait fait pour l’Irak. Washington encourage ses alliés à envisager leurs propres sanctions contre Téhéran, (embargo commercial, technologique, financier, etc). Tout en déclarant chercher une solution diplomatique, les États-Unis refusent d’abandonner l’option militaire, et ils ont haussé le ton ces dernières semaines, accusant notamment Téhéran d’être le soutien n° 1 du terrorisme dans le monde. Mais pour l’instant, dans le monde islamique, Washington semble prêcher dans le désert, comme en témoigne la réplique sans équivoque du chef de la diplomatie pakistanaise, Riaz Khan, venu il y a quelques jours à Washington pour des consultations. Interrogé sur l’Iran, il a déclaré : « En tant que voisin de l’Iran avec qui nous avons depuis de longue date de bonnes relations, nous ne leur souhaitons que du bien. »
Avertissements sur l’émergence d’une menace nucléaire dans le Golfe, crédibilité des Nations unies en jeu, appel fervent à une coalition des « volontaires » : les déclarations officielles américaines sur l’Iran ont un écho familier rappelant les ultimatums lancés à Saddam Hussein. En poussant les feux pour empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires, les États-Unis emploient un langage diplomatique ressemblant de plus en plus à celui tenu quand ils préparaient la guerre contre l’Irak. Toutefois, à Washington, personne n’imagine encore sérieusement des colonnes de blindés américains fonçant sur Téhéran. Lorsqu’on l’interroge sur cette possibilité, le chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, répond invariablement : « L’Iran n’est pas l’Irak. Je sais ce que les gens pensent....