Les hyènes dominantes sont gonflées aux stéroïdes « in utero »
le 27 avril 2006 à 00h00
Les hyènes les plus agressives sont les plus aptes à transmettre leur hargne à leur progéniture, augmentant d’autant leurs chances de survie, selon une étude américaine, qui explique cette adaptation par l’exposition « in utero » des fœtus à des taux élevés d’hormones mâles.
C’est la première fois qu’un tel trait est mis en évidence chez un mammifère, souligne l’autrice, Stephanie Dloniak, de l’Université d’État du Michigan, dans un texte publié dans le magazine scientifique Nature.
Les hyènes tachetées (Crocuta crocuta) vivent en groupe pouvant aller jusqu’à une cinquantaine d’individus, sous la conduite d’une femelle dominante.
Les femelles hyènes sont généralement plus imposantes que les mâles, et elles arborent des organes génitaux masculinisés à un point tel qu’ils compliquent de mettre bas.
Les femelles sont également plus agressives que les mâles, qu’elles dominent dans l’organisation de la meute. À ce titre, elles bénéficient d’un accès privilégié aux sources de nourriture, souligne l’auteur.
En temps normal, les hyènes femelles affichent des niveaux de testostérone plus bas que ceux des mâles. Mais dans la seconde partie de la grossesse, leurs ovaires se mettent à produire d’importantes quantités d’hormones stéroïdes, qui traversent le placenta pour atteindre le fœtus. Les jeunes hyènes nées de femelles dominantes se montreront plus agressives que leurs compagnons de même âge, souligne l’étude, réalisée en étudiant 43 grossesses dans la réserve nationale Masaï Nara (Kenya).
« L’agressivité chez les hyènes femelles tachetées est un trait adaptatif parce que la compétition pour la nourriture est très intense chez cette espèce. Les femelles les plus capables d’évincer leurs congénères lorsque la meute tue un ongulé affichent les meilleures chances de succès en matière de reproduction », résume Mme Dloniak.
Les auteurs estiment que les mâles nés de femelles dominantes ont plus de chance que leurs rivaux de parvenir à s’accoupler, ce qui n’est jamais chose facile pour les mâles de cette espèce. Ce mode de transmission via les hormones de caractères favorisant la survie de l’espèce n’avait été jusqu’ici constaté que chez certains oiseaux.
Les hyènes les plus agressives sont les plus aptes à transmettre leur hargne à leur progéniture, augmentant d’autant leurs chances de survie, selon une étude américaine, qui explique cette adaptation par l’exposition « in utero » des fœtus à des taux élevés d’hormones mâles.
C’est la première fois qu’un tel trait est mis en évidence chez un mammifère, souligne l’autrice, Stephanie Dloniak, de l’Université d’État du Michigan, dans un texte publié dans le magazine scientifique Nature.
Les hyènes tachetées (Crocuta crocuta) vivent en groupe pouvant aller jusqu’à une cinquantaine d’individus, sous la conduite d’une femelle dominante.
Les femelles hyènes sont généralement plus imposantes que les mâles, et elles arborent des organes génitaux masculinisés à un point tel qu’ils compliquent...
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