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Actualités - Chronologie

CHINE Pékin assouplit les conditions d’investissement à l’étranger

La Chine a assoupli hier les contrôles des flux de capitaux afin de faciliter les investissements à l’étranger, notamment les rachats d’entreprises. La décision permettra au président chinois Hu Jintao de prouver à George Bush jeudi prochain à la Maison-Blanche que Pékin a effectué une nouvelle avancée notable vers un régime de change soumis aux lois du marché. En vertu des règles annoncées par la Banque centrale et l’autorité de régulation des changes du pays, les banques chinoises pourront réunir des dépôts en yuans et les convertir en devises étrangères destinées à des investissements à l’étranger – en actions ou obligations – et sur les marchés monétaires. Les individuels pourront investir jusqu’à 20 000 dollars par an à l’étranger au lieu de 8 000 dollars actuellement, et les entreprises auront le droit de détenir davantage de devises. En créant une demande supplémentaire pour les dollars, Pékin pourrait ainsi faire retomber les pressions l’incitant à poursuivre la réévaluation du yuan, conséquence des niveaux record atteints par son excédent commercial et ses flux d’investissement. Le gouvernement chinois a annoncé hier que ses réserves de change, qui avaient déjà dépassé celles du Japon en février pour devenir les premières du monde, ont atteint 875,1 milliards de dollars fin mars, soutenues par des investissements étrangers directs de 14,25 milliards et un excédent commercial de 23 milliards au premier trimestre. En pratique, l’impact immédiat des mesures annoncées vendredi devrait rester toutefois quasi nul, parce que les investisseurs savent que le yuan, qui n’a progressé que de 1,16 % depuis sa réévaluation et la rupture de son arrimage au dollar en juillet 2005, ne peut que s’apprécier encore. « Des fuites de capitaux se produiront si on anticipe une dépréciation du yuan, puisque les investisseurs chercheront à orienter leurs fonds vers l’étranger. Mais à court terme, les dernières mesures n’auront pas d’effet significatif puisqu’on s’attend à une appréciation du yuan », explique Gao Shanwen, économiste chez China Everbright Securities à Shanghai. Les investissements étrangers en hausse de 6,5 % La Chine a attiré 14,25 milliards de dollars (11,8 milliards d’euros) d’investissements étrangers directs au cours des trois premiers mois de 2006, soit 6,4 % de plus qu’au premier trimestre 2005, a annoncé hier le ministère du Commerce. Sur le seul mois de mars, les investissements étrangers ont augmenté de 4,4 % par rapport à mars 2005 et atteignent un total de 5,66 milliards de dollars. Les investissements des États-Unis ont reculé de 21,6 % au premier trimestre sur un an. Les investissements des pays de l’Union européenne ont en revanche augmenté de 56,7 %. L’an dernier, la Chine a attiré 60,3 milliards de dollars d’investissements étrangers directs, soit un peu moins que le record de 60,6 milliards de 2004.

La Chine a assoupli hier les contrôles des flux de capitaux afin de faciliter les investissements à l’étranger, notamment les rachats d’entreprises.
La décision permettra au président chinois Hu Jintao de prouver à George Bush jeudi prochain à la Maison-Blanche que Pékin a effectué une nouvelle avancée notable vers un régime de change soumis aux lois du marché.
En vertu des règles annoncées par la Banque centrale et l’autorité de régulation des changes du pays, les banques chinoises pourront réunir des dépôts en yuans et les convertir en devises étrangères destinées à des investissements à l’étranger – en actions ou obligations – et sur les marchés monétaires.
Les individuels pourront investir jusqu’à 20 000 dollars par an à l’étranger au lieu de 8 000 dollars actuellement, et les...