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Moallem se prononce en faveur d’une nouvelle loi électorale au Liban !

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, semble avoir la nostalgie de l’ère de l’ingérence syrienne dans les affaires libanaises. Il s’est ainsi prononcé contre le déploiement de l’armée libanaise à la frontière avec Israël et s’est déclaré favorable à l’élaboration d’une nouvelle loi électorale, estimant qu’une véritable entente entre Libanais n’aura lieu qu’après de nouvelles législatives. « Est-il dans l’intérêt du Liban de déployer son armée à la frontière à l’ombre de l’équilibre actuel des forces ? Un accrochage pourrait engendrer un face-à-face entre deux armées régulières, le Liban est-il capable de faire la guerre à Israël ? » s’est-il interrogé dans une interview accordée depuis Khartoum au quotidien as-Safir et publiée hier. M. Moallem s’est aussi prononcé contre le désarmement du Hezbollah. Il a par ailleurs refusé de commenter la question de la démission du président Émile Lahoud. « Nous n’avons rien à voir avec la question présidentielle (...). Que les Libanais en conviennent ensemble », a-t-il dit. Interrogé sur la décision des dirigeants libanais, réunis en conférence de dialogue, d’assainir les relations libano-syriennes, M. Moallem a affirmé que Damas était « en faveur de tout ce que conviennent les Libanais entre eux, à condition que l’accord soit sérieux ». Il s’est prononcé en faveur de l’élaboration d’une nouvelle loi électorale. « Une nouvelle loi électorale, qui constitue la base de tout changement et de toute réforme, est inéluctable », a jugé M. Moallem. « Après un accord sur une loi électorale, des élections législatives, qui constitueraient un référendum transparent, pourront avoir lieu pour permettre aux nouveaux députés de trouver une solution aux problèmes en suspens », a-t-il ajouté. M. Moallem a par ailleurs critiqué l’appel lancé à la Syrie par l’émissaire spécial du secrétaire général de l’ONU pour la mise en œuvre de la résolution 1559 Terjé Roed-Larsen, en vue d’une coopération totale avec le Liban afin de délimiter leurs frontières, notamment dans le secteur des hameaux de Chebaa. « Pour le moment, les fermes de Chebaa ne sont ni libanaises ni syriennes, puisqu’elles sont occupées. Si Roed-Larsen veut faire du bien, qu’il fasse en sorte qu’Israël s’en retire, et alors il n’y aura plus de problème », a-t-il conclu.
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, semble avoir la nostalgie de l’ère de l’ingérence syrienne dans les affaires libanaises. Il s’est ainsi prononcé contre le déploiement de l’armée libanaise à la frontière avec Israël et s’est déclaré favorable à l’élaboration d’une nouvelle loi électorale, estimant qu’une véritable entente entre Libanais n’aura lieu qu’après de nouvelles législatives.
« Est-il dans l’intérêt du Liban de déployer son armée à la frontière à l’ombre de l’équilibre actuel des forces ? Un accrochage pourrait engendrer un face-à-face entre deux armées régulières, le Liban est-il capable de faire la guerre à Israël ? » s’est-il interrogé dans une interview accordée depuis Khartoum au quotidien as-Safir et publiée hier. M. Moallem s’est...